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Association des riverains de Lann-Bihoué. Nous vous informons sur les nuisances sonores, l'urbanisme et la sécurité aérienne.

6 mai 2021

Un site d'informations

Association environnementale, nous vous informons sur les nuisances sonores, la qualité de l'air, l'urbanisme, la sécurité aérienne liés aux activités aériennes de la base de Lann-Bihoué.

 

 

(Mise à jour le 08/09/2023)

Les températures caniculaires de l’été 2023 le plus chaud depuis 150 ans, sont une des conséquences directes des activités humaines et principalement dans les pays occidentaux. Alors que les effets désastreux impactent paradoxalement beaucoup plus les pays aux revenus modestes.

Même si elle n’est pas bien sûr seule responsable, l’aviation rejette chaque année une quantité importante de gaz à effet de serre (CO2, NO2, NO). Si l’aviation civile prend des mesures et communique depuis approximativement 20 ans afin de tenter de limiter son empreinte, ce n’est pas le cas de sa collègue militaire.

Existe-t-il un contrôle, des initiatives, des mesures, des restrictions ou même des informations sur la limitation de vols d’appareils à très forte émissions comme les chasseurs Rafales, les avions Atlantique 2 ou Xingus ? On peut se poser la question quand les entrainements de chasseurs biréacteurs au large de Groix durent prés de 3 heures Mardi 5 Septembre, 1 à 2 heures combinées avec d’autres aéronefs le Mercredi 6 Septembre, le Jeudi soir ATL2 pendant 3 heures jusqu’à 00h30. Alors que de fortes régulations existent dans ces jours de plus en plus nombreux de pic d’ozone (aéroports, routier), aucune information ou initiative à ce sujet, pourtant si…brûlant.

Lors de la CCE, on nous dit que la BAN devient exemplaire quand à son fonctionnement interne (utilisation de produits biodégradables, chauffage bois, etc…). Très bien, mais l’arbre cache la forêt et en revanche, pas d’information sur le cœur du problème : quand est-il des quantifications de rejets conséquents de gaz à effet de serre à fort impact des appareils en entrainement ?

Dans notre pays (encore) démocratique, il serait normal et juste pour l’Armée de communiquer sur ce sujet incontournable pour le pays et pour le monde. La société française doit changer fortement et rapidement afin de limiter les conséquences chaque année plus importantes du dérèglement climatique lié à ses activités. Et une société c’est tous. L’Armée en fait partie.

Il est vrai qu’avec le deuxième poste budgétaire annuel de 50 milliards qui lui est attribué, ainsi que le soutien d’un lobby industriel puissant, cela laisse beaucoup de latitude (ou dérives ?) aux décideurs. Ainsi, excepté technique, les heures de vols d’entrainement de ces aéronefs non plus aucune contrainte. Elles devraient cependant être régulées et/ou réorganisées (emploi accru de simulateurs, autres systèmes) quand à leurs impacts certains sur le climat et sur la population locale (nuisances sonores importantes, pollution atmosphérique).

Quand on sait comme le dit le journal Ouest-France dans sont article concernant la venue de la patrouille de France en côte d’Armor (https://www.ouest-france.fr/bretagne/la-patrouille-de-france-est-elle-toujours-la-bienvenue-dans-les-cotes-darmor-8022dcf6-3cd0-11ee-a1b1-434d4c84d731), que « chaque tonne de CO2 rejetée compte », le véritable effort quotidien et universel est définitivement celui du changement sociétal sans attendre, car il implique à terme la sauvegarde de la vie sur la planète et celle de ses habitants.  

 

(Mise à jour le 11/05/2023)

Les méthodes d’entrainement des armées sont-elles encore adaptées au monde d’aujourd’hui et au principal défit planétaire qui est pleinement celui d’une instabilité climatique généralisée aux conséquences désastreuses ?

Apprenons du conflit armé en Ukraine. La troisième armée du monde de fait battre, en particulier, sur une tactique jamais remise en cause jusqu’alors, celle de l’attaque aérienne en basse altitude par des avions supersoniques. À tel point que l’armée russe constatant cet échec, a stoppé l’utilisation de l’aviation lourde dès le début des hostilités. Par contre, l’usage des drones s’est vu généralisé.

Notre pays et bien d’autres se devraient sérieusement d’en tenir compte et de constater que le monde change rapidement mais que les  traditions militaires restent solidement ancrées. Actuellement pour être efficace, est il donc nécessaire d’accumuler de très couteuses heures de vols au-dessus d’agglomérations grandissantes ? Ou bien l’utilisation des armes aériennes françaises est elle plus une vitrine destinée à l’exportation ou alors sert elle à produire un effet illusoire de sécurité aux yeux de la population et des élus ?

Des milliers d’heures de vols sont réalisées chaque année au-dessus de notre agglomération pour quelle efficience ? Cette question dépasse le cadre de la BAN et relève d’une prise de conscience des états-majors sinon d’une réorientation industrielle ambitieuse de production de moyens aériens plus légers, plus discrets, plus faciles d’emplois, plus souples, plus mobiles, tout aussi efficaces et moins couteux. La maturité technologique actuelle le permet.

Autre avantage, à l’heure ou la forêt boréale part en fumée, cela permettrait (enfin) aux Armées de contribuer à réduire la part des impacts de leurs activités sur le réchauffement climatique qui est loin d’être négligeable. Les lourds aéronefs militaires n’ayant pas les filtres du civil, les entrainements aériens intensifs notamment à basse altitude, continuent à produire quantité de polluants et de gaz à effet de serre tels le NO2 et CO2 ainsi que de la pollution sonore à des heures avancées de la nuit.

(Mise à jour le 23/11/2022)

Le dérèglement climatique est et sera pour de nombreuses années le problème numéro 1 de tous les êtres vivants de cette planète. Ainsi, l’effort doit être collectif si l’on veut que les conséquences soient moins catastrophiques sur tous les plans. C'est aussi une leçon de vivre ensemble.

La transition énergétique doit donc se faire aussi dans les armées et particulièrement celles utilisant l’aéronautique. Les responsables étatiques, états-majors, industriels, responsables opérationnels, doivent se concerter rapidement pour que le secteur aérien armé devienne décarboné et sobre.  De façon globale, le ministre de l’industrie l’a rappelé récemment.

Ainsi, des milliers de tonnes de pétrole ne seraient plus rejetées dans l’atmosphère tout en conservant la même qualité des missions demandées. Le choix est là. Mais, ne pas vouloir oser s’adapter avec ambition au contexte climatique planétaire, s’est se voiler la face et faire subir par procuration des conséquences encore inimaginables et désastreuses à une multitude.

Notre association se réunira en fin de semaine. Pour plus de renseignements, veuillez aller sur la rubrique « contactez l’auteur ».

 

(Mise à jour le 24/10/2022)

L’assemblée générale de l’association des riverains aura lieu courant Novembre. Les habitants de l’agglomération peuvent nous contacter sur la rubrique « contactez l’auteur » pour plus de renseignements.

Autre évènement : manifestation pour une prise en compte sérieuse par les pouvoirs publics, de la pollution sonore et aérienne. Elle aura lieu sur les aéroports de Vannes, Rennes et Nantes le Dimanche 13 Novembre. L’association « Silence 56 », voir leur site Facebook,  l’organisera pour Vannes.

(Mise à jour le 19/09/2022)

Les séances d’ASSP des rafales génèrent une très forte pollution sonore jusqu’à 130 dB (le seuil de danger est à 90 dB). C’est la raison pour laquelle il est clairement écrit dans la Charte de Qualité de l’Environnement Sonore que la base de Lann-Bihoué peut servir d’entrainement pour les avions Rafales que si les conditions ne permettent pas de le faire sur la base de Landivisiau. S’entend conditions météorologiques ou techniques (piste en maintenance). Or pendant les séances d’ASSP qui ont eu lieu du 05 au 16 Septembre 2022, la base de Landivisiau était accessible et bénéficiait de conditions météorologiques très favorables.

Ainsi, la Charte ratifiée par la BAN, n’a sur ce point, pas du tout été respectée. Si cela était exceptionnel, les habitants pourraient le tolérer. Mais, ces dérives ont tendance à s’accentuer. La pollution sonore de la base est beaucoup plus importante de nos jours qu’il y 15 ou 30 ans. En effet, les avions précédant  les biréacteurs Rafales étaient des Super Etendard ne disposant que d’un seul réacteur et il y avait beaucoup moins d’avions en entrainement (ATL2, Xingus) sur des périodes bien plus courtes (absorption des appareils de la base de Nîmes en 2012).

(Mise à jour le 06/07/2022)

Monsieur le nouveau commandant de la BAN qui a la responsabilité locale d’avoir générer de fortes nuisances sonores cette nuit du 05 au 06 Juillet 2022 de 20 h à 00h30 mais aussi pendant les heures des repas ce Lundi et Mardi, ne doit pas connaitre encore l’existence de la Charte de l’environnement sonore. Il ne semble pas, non plus, vouloir appliquer les menus efforts de bon voisinage de ses prédécesseurs, afin que les habitants de l’agglomération de Lorient, les personnes malades des établissements hospitaliers, puissent s’endormir normalement en paix. Cela doit rester sa seule et unique erreur d’appréciation, passable quand l’on n’a pas encore pris suffisamment en compte que la BAN est au milieu d’une agglomération qui grandit, qui travaille et qui doit, pour cela, dormir avant d’attendre la fin des entrainements de piste vers 1 h du matin. Il est impossible aux riverains de le faire quand les relevés sonomètres de ces bruits nocturnes sont à minima de l’ordre de 60 à 85 dB. Cette soirée très bruyante et inacceptable pour les habitants montre aussi l’enfermement de l’Armée sur elle-même depuis le départ de l’aérogare civile de la base, depuis aussi son refus de communication et d’organisation de la CCE (Commission Consultative de l’Environnement).

Monsieur le commandant, la BAN ne pourra conduire avec justesse sa mission sans respecter son environnement direct, le repos sonore à partir de 22h de ses habitants qui enrichissent par leur travail notre belle région, ainsi que les personnes fragiles, malades qui ont besoin de calme et de silence pour guérir.

Nous demandons à tous les habitants, riverains, touristes de passage de bien vouloir contacter l’association par mails « contacter l’auteur » à nous envoyer photos, documents sonores ou à nous écrire à : « Association des riverains de Lann-Bihoué Bp 57, Cité Allende, 12 rue Colbert 56100 Lorient » en relevant le jour, l’heure, la durée et si possible le type d’appareil  des nuisances sonores et polluantes de l’aéroport. Ces écrits ou photos sont très importants en vue de les utiliser en guise de preuves devant les pouvoirs publics ou éventuellement, judiciaires.

(Mise à jour le 06/05/2022)

Il est réellement dommage que notre proposition de rencontrer les gestionnaires de la BAN ne soit pas acceptée. En effet, suite à la forte reprise de l’activité aérienne d’après les élections présidentielles, notre association a contacté la BAN et à proposé une réunion. La réponse à cette initiative est qu’elle ne sera possible avant fin Septembre ou alors « le mieux serait de voir cela en CCE (Commission Consultative de l’Environnement) ». Or, pour rappel, les autorités de la BAN ont repoussé la tenue de cette réunion de Décembre 2019 à Février 2020. Il n’y a eu aucun compte-rendu de celle-ci ni aucune autre CCE organisée depuis. Une CCE annuelle est prévue par la Loi et son rendu doit être public.

Oui, réellement dommage pour les habitants de l’agglomération de subir des nuisances sonores loin d’être négligeables quand elles ne sont pas largement en dehors des normes OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : bruit continu d’un vol ATL2 à moyenne altitude sur la région de 49 à 60 dB (mesure automatique sonomètre) cette nuit du 05 au 06 Mai de 1 h à 3 h30 du matin. Si l’espace aérien appartient à la BAN, le ciel, lui, n’appartient à personne et appartient à tout le monde. De même que le droit au silence et à la paix nocturne qui est par nature, inaliénable.

 

(Mise à jour le 09/01/2022)

à un article de journal, nous avons appris qu’un aéronef de la BAN a été visé par un Laser. Nous pensons tout de suite aux pilotes, en espérant qu’ils ne subissent pas de séquelles suite à cet acte stupide. Les personnes qui utilisent un Laser vers un aéronef sont irresponsables et insensés. Ils mettent en danger la vie des pilotes et la sécurité aérienne dans son ensemble. Ils doivent répondre de leurs actes.

En même temps, le fait que principalement, des aéronefs Atlantique 2 de 40 tonnes se permettent de souvent voler à très basse altitude, en dehors du circuit d'aérodrome, au-dessus des zones densément habitées de Lorient, Ploemeur Quéven, conduit d’une certaine manière, à ce genre de réaction extrême.

Notre association, travaille depuis toujours dans le sens général d’une meilleure sécurité aérienne pour tous.

Nos meilleurs vœux 2022 à tous dans le respect de chacun.

 

(Mise à jour le 09/11/2021)

Les effets des nuisances sonores aéroportuaires sur la santé ne sont plus à démontrer. Ainsi en parle le document dans l’onglet Albums photos « Effet sur la santé ». La particularité de la base de Lann-Bihoué est sa situation géographique. Située au cœur de l’agglomération du pays de Lorient, les nuisances sonores relativement importantes générées par son activité sont perçues par beaucoup de personnes. De plus, l’accroissement récent de nouvelles constructions à sa périphérie, ne fait qu’amplifier le ressenti du bruit, notamment la nuit. Aucune Commission Consultative de l’Environnement n’étant prévue cette année, les autorités militaires devraient, en toute sincérité, tenir compte de ce constat et surtout, acter en conséquence.

(Mise à jour le 24/08/2021)

Dire la vérité en matière de nuisances sonores d’aéronefs militaires même quand les faits sont reconnus par les parties prenantes (voir rapports et courriers), doit déranger les oreilles de nombreuses personnes aux responsabilités « élevées ». La base de Lann-Bihoué, elle, pourra compter sur le soutien inconditionnel et sans réserve de la mairie de Ploemeur qui a imposé le silence à notre association en lui refusant sa participation au forum des associations (lettre reçue le Mardi 23/08) :

« Monsieur,

Vous vous êtes inscrits pour participer au Forum des associations qui se tiendra le 11 septembre prochain.

Le Forum des associations est l’occasion de valoriser et faire connaitre la vie associative locale afin de permettre au public d'en découvrir la richesse et la diversité.

Cet événement de par son succès répété chaque année offre une belle vitrine pour les participants qui défendent des projets valorisants qui s'inscrivent dans une démarche globale et concertée en faveur des habitants.

Selon le règlement intérieur de l'événement toutes les associations ont la possibilité d'y participer « à l'exclusion de celles à caractère politique et syndical.  Or ce point précis n’étant pas clarifié, nous ne pourrons, cette année, donner une suite favorable a votre demande.

Restant à votre disposition, je vous prie de croire, Monsieur, en l'expression de mes sincères salutations.

 Le conseiller municipal délégué à la vie associative »

Belle leçon de démocratie. Considérer une association environnementale (participant aux CCE et assistant les riverains), comme « syndicale ou politique » est une singulière provocation. Eh bien non, M. le maire nous n’avons jamais fait de politique et considérer les demandes de repos légitimes des habitants après 22h00 n’a aucun sens syndical. Celles-ci seraient plutôt du ressort de vos obligations principales.

 

(Mise à jour le 18/06/2021)

La nuit du Lundi 14 Juin a été particulièrement agressive en termes de survols à basse altitude des ATL2, Falcons et Xingus. Cela n’a pas été un évènement isolé, plusieurs vols au-delà de minuit ont eu lieu ces derniers jours. À moins d’être sourd, tous les habitants du pays de Lorient ont ressentis ces forts bruits continus.

De plus la BAN de Lann-Bihoué ne respecte pas la Charte de l’environnement qu’elle a signée, n’a rendu aucun rapport à sa charge de la Commission Consultative de l’Environnement depuis Février 2020 et outrepasse ses droits en ne respectant pas le Règlement de la Circulation Aérienne Militaire (RCAM) et l’Arrêté de survol des agglomérations qui interdit les vols basse altitude au-dessus des habitations.

Nous appelons donc les habitants à contacter par mail et par courrier les élus des mairies des communes du pays de Lorient ainsi que le préfet du Morbihan afin de stopper les vols entrainements de nuits au-delà de 22h30. Alors que ces forts bruits (entre 60 et 80 dB) sont considérés comme intolérables à partir de 22h00 par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Préfecture :

  • M. le préfet du Morbihan Préfecture du Morbihan - BP 501 -  56019 Vannes cedex
  • Mails : prefecture@morbihan.gouv.fr

Mairies :

  • M. le maire de Guidel Mairie de Guidel 11 Place de Polignac 56520 GUIDEL.
  • M. le maire de Lorient Mairie de Lorient 2 Boulevard Leclerc CS 30010 - 56315 Lorient Cedex (contact@mairie-lorient.fr)
  • M. le maire de Ploemeur Mairie de Ploemeur 1 rue des Ecoles CS 10067 56274 Plœmeur Cedex (mairie@ploemeur.net)
  • M. le maire de Quéven Mairie de Quéven Place Pierre Quinio CS 30010 - 56531 Quéven Cedex

 

(Mise à jour le 16/06/2021)

Le bruit intensif des avions ATL2 et Falcon 10 à très basse altitude la semaine dernière et en particulier le Lundi 14/06 à 23h30 au dessus du littoral est une réalité. Si vous rajoutez les vols continus de jours, vous constatez que l’activité aéronautique militaire de la base de Lorient crée de fortes nuisances sonores et de pollution non négligeable au CO2 et NO2.

Mettre de coté ces pollutions environnementales et nuisances des aéronefs militaires est une grande erreur et relève de la lâcheté. Il sera du devoir des élus départementaux et régionaux de construire une société climatiquement durable et de s’ouvrir à ce problème qu’ils ont l’habitude de pousser sous le tapis.

Les forces armées doivent, elles aussi, adapter les aéronefs au changement climatique. Des avions plus discret en termes de bruit et beaucoup moins polluant sont l’avenir. Plus les acteurs de ce changement inexorable repoussent l’échéance et plus ils recueilleront une défiance grandissante de la part du reste de la population et des autres entités économiques qui, elles, ont déjà fait cet effort. L’Armée ne doit pas être à part de la société ou alors elle le choisit mais c’est pour les dividendes des industriels de l’armement et non pour le bien de tous.

(Mise à jour le 06/05/2021)

Les nuisances sonores de la base de Lann-Bihoué sont un état de fait. Il n’y a pas à ignorer ce problème ou à l’amoindrir : il existe. Il existera tant que les autorités militaires ne prendront des mesures sérieuses pour respecter la population environnante. Les gens qui s’installent ici, prés de Guidel ou Ploemeur, n’ont pas été informé de l’existence des entrainements aériens nocturnes. L’association reçoit un nombre d’appels croissants de ces gens qui, à peine arrivé, pensent à déménager ou souffrent d’entendre pendant 3 heures de 20h30 à 23h30 des avions lourds toucher la piste et remettre leurs moteurs à pleine puissance. Cela cause parfois des séquelles physiques. À titre d’exemple, il y a une personne âgée qui est tombée à cause du bruit d’un réacteur (lettre en copie à la BAN). Une autre, a porté plainte auprès du procureur de la république et a obtenu gain de cause. Preuve, s’il en est, ici, au pays de Lorient, que cette problématique est loin d’être négligeable, bien qu’elle soit minimisée par les pouvoirs publics. Rien n’est fait pour prendre en compte ce problème pour prendre des mesures efficaces et le ministère des Armées ne souhaite surtout pas que cela change. « Dommage pour les riverains de la base et des environs, ils n’avaient qu’à s’installer ailleurs ».

 

(Mise à jour le 08/04/2021)

 Ces dernières semaines ont été particulièrement bruyantes dans le ciel du pays de Lorient. Les journées du 5 au 7 Avril des quantités de gaz à effet de serre ont été rejetées dans l’atmosphère par des aéronefs en entrainement de piste tels les Atlantique 2 (rejet équivalent à 3000 véhicules/heure), Xingus, Falcon 10.

 Dans une crise sanitaire inégalée (100.000 morts), alors l'on manque cruellement de lits et de personnels soignants, le budget du ministère des Armées, lui, est en nette augmentation de 7 milliards sur 3 ans et avoisine les 40 000 000 000 €. Gouverner, c'est choisir. Qu’importe les motifs, qui seront, de toute façon justifiés, les heures de vols ne sont pas soumises à restriction au profit de la Santé. Peu importe la population survolée, les rejets de CO2 et les nuisances engendrées, pourvu que l’on « écluse » les larges crédits alloués. C’est dans cet état d’esprit que des essais moteurs ont été réalisés par exemple à 0h30 le Dimanche de Pâques ou que les survols hors circuit des habitations,  des aéronefs Beechcraft 300, Jetstream 41, Xingus, sont souvent réalisés à moins de 250 m de hauteur. Ces comportements ne respectent pas les règles civiles et militaires aériennes minimales de survol.

 Dommage en temps de paix, par un soleil magnifique, que les oiseaux se taisent et que les hôpitaux suffoquent, mais la force aérienne a carte blanche. Pourquoi, contre qui, contre quoi, ne cherchez pas… Secret Défense.

 

(Mise à jour le 16/03/2021)

Le changement climatique global, planétaire est, enfin, admis par tous. Inéluctable, sans action de notre part, il impactera lentement ou brutalement chaque partie de la Terre. Ce challenge à relever nous invite tous à une action mondiale solidaire et responsable. Cela induit donc un effort de changement dans nos habitudes.

Les institutions, sans exception,  doivent acquérir une nouvelle responsabilité environnementale autant que les individus. Les forces armées ne sont et ne seront certainement pas exemptées de cet effort d’adaptation. Outre le fait que les entrainements de piste de nuit des aéronefs Falcon, Atlantique 2 et Xingus génèrent des nuisances sonores conséquentes, ces pratiques sont en dehors des lois concernant le respect du repos nocturne des populations et génèrent aussi quantité de gaz à effet de serre.

Cela est d’autant déplorable que le ministère des Armées ne change rien à la façon d’entrainer ses unités. Pire, ces coûteux entrainements qui pourraient être réalisés totalement sur simulateurs, sont soutenus sans commune mesure et financés chaque année par les recettes fiscales de tout citoyen. À moins de s’isoler complètement de la société et du monde, l’Armée doit pouvoir continuer à faire son travail mais en participant activement à la réduction des nuisances sonores et à celle des émissions de gaz à effet de serre des 19 types d’appareils basés à Lorient.

 

(Mise à jour le 07/01/2021)

En cette période de vœux 2021, souhaitons que la Loi soit respectée. Notamment la Loi en vigueur de 2002, qui jusqu’en 2019,  instaurait la tenue d’une Commission Consultative de l’Environnement sous la responsabilité de chaque aérodrome militaire. Depuis, la commission qui devait se tenir, par habitude, au mois en Décembre 2019 a été reportée deux fois par la BAN. Elle n’a eu lieu qu’en Février 2020. Mais le compte-rendu élaboré par les autorités militaires est toujours attendu par la Sous-préfecture et par les autres participants : élus, aviation civile, associations. Pour 2020, la commission ne s’est pas tenue.  Pourtant, toute l’année n’a pas été soumise au confinement, pourtant, une réunion en visioconférence aurait pu, aurait dû se faire.

En cette période de vœux 2021, souhaitons que l’honnêteté et la transparence entretiennent de nouveau la confiance. Si les nuisances sonores sont traitées en toute transparence et honnêteté par le ministère des Armées comment se fait il que la BAN n’a pas reconnu que ses avions Xingus  étaient bien la cause des plaintes pour nuisances sonores dans le ciel quimpérois la nuit du 5 Aout 2020 (voir article du Télégramme à ce sujet) ?

Souhaitons enfin pour cette nouvelle année le droit à la paix et au silence pour les habitants de l’agglomération. Mais les premières journées 2021 et surtout soirées ont été bien bruyantes. Ce scénario risque malheureusement fort de se répéter, d’autant plus qu’aucune loi n’est plus respectée, qu’aucune communication transparente n’est désormais possible avec les commanditaires des tours de pistes intensifs d’Atlantique 2 et de Xingus.

(Mise à jour le 03/11/2020)

De plus en plus de gens sur la région de Lorient se plaingnent des nuisances sonores liées aux entrainements aériens de la base. À juste titre. Ceux-ci se sont multipliés depuis quelques années, sans que les élus, sans que les autorités locales ne reconnaissent cela, ni n'agissent pour le respect de la population. Ce problème environnemental de grande échelle est même discrédité par un certain journal à grand tirage.

Le seul maigre document qui pourrait régir et règlementer ces nuisances est la Charte de l'environnement de la BAN de Lann-Bihoué. Ce document indique clairement, par exemple, que cette dernière est base de déroutement exceptionnel ou d'entrainement des Rafales de Landivisiau quand ce terrain est impraticable pour cause de météo.

Cette Charte, est déjà peu restrictive quand elle est respectée. Mais quand des avions Rafales s'entrainent ce jour en continu de 12h à 14h et de 17h à 19h à Lorient, alors que la météo est acceptable à Landivisiau, ce document, ces engagements sont-ils respectés ?  Pendant la pause déjeuner, les personnes confinés à leur domicile, en télétravail, les malades à l'hôpital ou dans les lieux de repos apprécieront les interprétations de la BAN.

Si ce ne sont pas ces aéronefs, d'autres prendront la relève tels les entrainements ATL2 et Xingus, jusque tard dans la nuit.

À cette situation dégradée, s'ajoute la non réception du compte-rendu de la dernière Commission Consultative de l'Environnement qui a eu lieu au mois de Février 2020. Notre association n'a également reçu de la Sous-préfecture, aucune information sur la tenue de la prochaine réunion annuelle à ce sujet.

 

(Mise à jour le 23/09/2020)

Les nuisances sonores des aéronefs de Lann-Bihoué en entrainement de nuit en particulier, représentent une réelle et forte contrainte environnementale. L’indice nocturne admissible après 22h est de 40 dB (sources O.M.S.) L’indice relevé par sonomètre agrée lors des séances est de 60 à 75 dB.

La ville de Lorient, elle, est bien consciente du problème.

À l’initiative du projet « CENSE » : (https://cense.ifsttar.fr/pour-les-lorientais/on-vous-parle-du-projet/), elle a commencé l’implantation de capteurs sonores et développé une application accessible à tous. Preuve que les habitants sont très sensibles à cette nuisance.

Il faudra bien, un jour, que la BAN, que le ministère des Armées adaptent leurs missions et rendent compte publiquement de l’impact environnemental des nombreux entrainements aériens nocturnes en tours de piste. Tant au niveau sonore dépassant les normes maximales pendant plusieurs nuits d’entrainements par semaine, que par la dispersion de polluants divers en basses couches.

 

(Mise à jour le 08/09/2020)

Le rôle premier de l'Armée est de défendre les citoyens. À ce jour et depuis des dizaines d'années, les français ne sont menacés par aucune autre armée étrangère, ou aviation étrangère. Mais, les puissants chasseurs bi-réacteurs Rafales, les aéronefs ATL 2 et Xingus, sur ordre du ministère, continuent pourtant à dissoudre des milliers de tonnes de carburant dans l'atmosphère avec exagération, sans aucune réglementation, sans trop de respect aussi pour les populations survolées.

Lourdes, sont les conséquences de ces actes qui pèse sur le climat, à court et long terme. Lourdes, sont les conséquences de ces actes sur la flore, la faune, les habitants, qui respirent des particules toxiques, dont le sommeil ou les activités sont troublés.

 

(Mise à jour le 30/07/2020)

Le réchauffement climatique actuel est dû à l’activité humaine. C’est maintenant reconnu de source officielle par tous. Et cela, bien qu’il a fallu que des ONG, des scientifiques, des citoyens se battent pendant de trop longues années pour le faire reconnaitre. Malgré tout, on continu à gaspiller du kérosène en vols inutiles car « il faut consommer l’allocation avant la fin du mois» selon les dires de la BAN.

Rien n’a été fait ou à échelle millimétrique par les autorités militaires pour limiter la hausse des températures, pour participer à l’effort collégial en réduisant le nombre d’heures d’entrainement. Le réchauffement climatique, qui permet l’arrivée inédite de virus, est le seul et éminent problème qui concerne toute la planète, à partir duquel découlent tous les autres. Les entrainements aériens de la BAN produisent de fortes nuisances sonores pendant la période de sommeil mais produisent aussi un rejet massif de gaz à effet de serre. Durant les vols, des milliers de tonnes de carburant sont rejetées dans l’atmosphère. L’argent public est ainsi gaspillé pour « consommer l’allocation de kérosène » dans des missions aux motifs, peu souvent en lien direct avec la sécurité du pays. Si tant est si bien que celle-ci serait menacée.

Les responsables, qui sont plus les ordonnateurs de missions, vont-ils enfin ouvrir les yeux sur le monde d’aujourd’hui ? Vont-ils enfin faire leurs devoirs d’action en limitant les émissions carbonées des avions par la réduction de leur utilisation ? Il est bien évidemment possible de maintenir la sécurité d’un pays à un niveau élevé sans programmer des dizaines de milliers d’heures de vols annuelles. Sinon, bien d’autres pays européens auraient déjà sombrés sous l’envahisseur.

La progression des températures ainsi que celle du dérèglement climatique n’en sont qu’à leurs débuts. Les multiples entrainements aériens ne font et ne feront qu’accentuer le phénomène. Interpellez les responsables.

 

(Mise à jour le 26/06/2020).

Tout comme le 22 Juin, un ou des aéronefs ATL2 ont exécutés hier soir 25 Juin de 21h30 à 00h des tours de piste et vols à basse altitude entre Lorient et Fort-Bloqué. Ces survols d’agglomération en dehors des manœuvres de décollage et d’atterrissage ne sont pas autorisés en-dessous de 3300 ft (1000 m) par la règlementation de la circulation aérienne militaire ni même surtout, par l’arrêté en vigueur du 10 Octobre 1957 traitant des règles de survol des aéronefs motopropulsés.

De plus, ce type d’aéronef génère un bruit important pendant la phase d’endormissement des populations survolées, qu’elles soient proches ou éloignées de l’aérodrome. Ce bruit pourrait passer inaperçu s’il était, à l’image, d’un passage de moto, unique et singulier.

Or, la nuisance est forte parce que ce bruit est répété plusieurs fois sur un longue période. En effet, cet avion (ou Xingu, ou Falcon) exécute plusieurs tours de piste. Dans la nuit calme, la mise en puissance au décollage génère un fort bruit de plus de 70 dB qui se répète plusieurs fois sur une période minimale de 2 heures.

Quand l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande la norme maximale de 30 dB pour un endormissement normal après 22h00, le constat est que la BAN ne tient donc compte, ni de cette norme internationale, ni du respect du sommeil des gens, ni de la réglementation.

 

(Mise à jour le 05/06/2020).

Jeudi 4 Juin de 22h00 à 00h un ou plusieurs Xingus se sont entrainés en tours de piste et ont survolés à basse altitude l’agglomération du pays de Lorient.

Si tous les pilotes civils de chaque compagnie aérienne, qui eux, ont la responsabilité de transporter des vies humaines, devaient s’entrainer en tour de piste autant et de la même manière que les pilotes de Xingus ou d’ATL2,  alors, ce serait 365 nuits par an de 22h à 6h qui leurs seraient nécessaires.

Comment, l’Armée, qui se targue d’être un exemple d’adaptabilité, ne s’est pas adaptée aux changements locaux, n’a pas pris en compte l’accroissement de l’agglomération, de l’urbanisme, de la population de Lorient, la dégradation constante de notre environnement.

Les méthodes d’entrainement aérien militaire de la BAN en tour de piste n’ont en effet pas changé depuis bien longtemps. Alors que l’évolution technologique propose des solutions toujours plus élaborées dans l’entrainement des pilotes (simulateurs, pilotage de drones, etc…), les Xingu, ATL2 et Falcon continuent des entrainements de jour et de nuit qui génèrent des nuisances sonores au-dessus d’une population bien plus nombreuse et d’un environnement bien plus exposé à la pollution et aux rejets toxiques.

L’Organisation Mondiale de la Santé, après l’avis de nombreux experts, a d'ailleurs indiqué le seuil horaire de tolérance auditive à 22h00.

Il est ainsi intéressant de relire quelques extraits du rapport de L'Assemblée Nationale du 24 Avril 2001 :

 « Le nombre de mouvements nocturnes est donc très significatif sur certaines bases ; les nuisances qu'ils entraînent sont en outre particulièrement vives en raison des caractéristiques des aéronefs militaires. »

 « B.- UN PROBLÈME DE GRANDE AMPLEUR MOBILISANT LES POPULATIONS

 2. Les nuisances sonores liées au trafic aérien suscitent de vives protestations des populations les subissant

 L'opposition des riverains des aéroports aux nuisances sonores liées au trafic aérien peut être constatée dans le monde entier. Les protestations sont particulièrement vives pour le trafic nocturne. »

 « Qu'on en juge plutôt : l'OMS23, qui a récemment publié ses directives relatives au bruit dans l'environnement, estime que pour éviter des effets négatifs sur le sommeil, le « bruit de fond » en intérieur ne doit pas excéder 30 décibels (A) et les crêtes, 45 décibels (A). Il est précisé qu'un niveau inférieur doit être préféré pour protéger les personnes les plus sensibles. Telles sont les recommandations internationales qui visent à protéger la santé publique. »

 « Votre rapporteur en est convaincu, l'interdiction des vols de nuit constitue un enjeu majeur de santé publique. Les prévisions de croissance du trafic aérien, la multiplication des mouvements enregistrés sur les plates-formes aéroportuaires sont telles que les nuisances supportées par les riverains vont rapidement devenir insupportables ; elles le sont déjà dans certaines zones »

 
 

 (Mise à jour le 07/05/2020).

La journée du 6 Mai 2020 a été particulièrement intense en nuisances sonores aéronautiques. Dans une période qui demande aux gens de rester chez eux, du matin jusqu’à 23h30, les aéronefs ont fait des entrainements de pistes, réalisant de fortes nuisances sonores.

Dans l’après-midi, jusqu’à quatre types d’avions étaient en basse altitude : Atlantique2, Xingus et Falcon 50 en tours de piste et des Rafales à Groix (bruit non intégré dans le PEB de 2016). Actuellement, la cartographie du bruit des villes comme Lorient ou du département du Morbihan ne prend étonnamment pas en compte ces données. Surprenant quand on connait l’intensité en décibels d’un avion Rafale même à moyenne altitude, ou bien la répétition sur une durée plus longue (2 à 3 h) des tours de piste d’un Atlantique 2 ou d’un Xingu.

L’Armée est au service de la nation qu’en cas de conflit. Cela ne lui donne pas légitimité pour  aller contre le respect et le droit au repos légitime de ses citoyens. Pour information, les entrainements de piste nocturnes militaires ou civils, sont de nos jours, interdits après 22h00 dans la quasi-totalité des bases ou aéroports mondiaux.

 

(Mise à jour le 24/04/2020).

Les entrainements intensifs d’Atlantique 2 durant toute l’après-midi de vendredi 24 Avril suivis de ceux de Xingus en soirée rajoutent un peu plus de stress aux habitants de l’agglomération en confinement strict depuis 40 jours. Ils ne respectent pas non plus le repos des soignants, ni celui des malades.

Alors qu’une des plus grandes crises à la fois sanitaire, sociale et économique inédite depuis 90 ans se développe, l’urgence semble être ici, militaire. L’urgence, c’est sans doute celle de faire toujours plus d’entrainements de pistes bruyants et polluants de jour comme de nuit. L’urgence, c’est de bruler du pétrole en basse altitude pour des missions qui seront toujours justifiées et justifiables, mais dont personne ne connait la validité.

S’il y a véritablement un ennemi à chercher et à neutraliser, il est du ressort du milieu médical. Il ne se détruira ni par les bombes, ni par le renseignement, encore moins par les entrainements intensifs de piste nuisibles au respect des règles, déjà difficiles, du confinement.

(Mise à jour le 25/03/2020).

Comme il est  étrange de constater qu'en période précédant les élections, il n'y a pas de tours de piste d'ATL2 et de Xingus, ni d'entrainement d'aéronefs Rafale. Comme il est récurrent de constater que ces échéances passées, les entrainements recommencent de plus belle. C'est le cas ce Mercredi soir 25 Mars 2020 : 3 heures continues d'entrainement de piste de nuit.

Pourtant, en cette période troublée, que certains responsables qualifient de "guerre", ces entrainements, qui dénotent le silence généralisé, ne seront d'aucune utilité à combattre un virus invisible, inodore et incolore. 

 

 (Mise à jour le 27/09/2019).

Le crash d’un F16 des forces aériennes belges à Pluvigner le Jeudi 19 Septembre, qui a impacter une habitation et choqué ses habitants, devrait soulever la question de la sécurité aérienne liée aux vols à basse altitude d’appareils d’entrainements militaires âgés.

En outre, le lieu du crash se situe en toute bordure de l’agglomération de Lorient densément peuplée. On peut imaginer aisément que ce crash aurait pu avoir lieu sur cet important rassemblement de personnes, à quelques secondes de vol supplémentaires. Cela d’autant plus, que les pilotes s’éjectant, ils n’avaient donc plus le contrôle de leur appareil.

Sans préjuger des causes du crash que l’enquête déterminera, cet évènement doit légitimement poser la question de la responsabilité de faire voler des avions militaires français ou autres, de génération vieillissante tels que le F16 (36 ans), le Bréguet Atlantique 2 (35 ans) ou le Xingu (38 ans), au-dessus ou à proximité de l’agglomération de Lorient.

 

 (Mise à jour le 21/08/2019).

Le ciel de l’agglomération de Lorient a été bien bruyant jusqu’à une heure avancée, la nuit dernière. Hélicoptères et avions jusqu’à 22h30, aéronefs Xingus et ATL2 en entrainement de piste entre 21h30 et 00h15. Notre association incite les citoyens à contacter les maires de leurs communes respectives qui ont comme première responsabilité de veiller à la quiétude des habitants et à la limitation des nuisances sonores après 22h00. En effet, des arrêtés stricts sont pris en ce sens pour d'autres sources de nuisance.

Mais, qu’en est-il quand le bruit continu d’un avion de parachutisme en montée ou des avions en entrainement se poursuit tard dans la nuit et se répète souvent le jour ? Problème environnemental important, jusqu’ à présent, aucun élu n’a jamais parlé d’actions initiées en ce sens lors des réunions annuelles avec la sous-préfecture (Commission Consultative pour l’Environnement).

 

(Mise à jour le 22/07/2019)

Sans même parler des émissions de CO2 et NO2, l’activité de parachutisme génère des nuisances sonores importantes liées principalement à la montée continue en altitude de l’aéronef utilisé (d’un minimum de 25 minutes) répétée beaucoup de fois dans une journée. Cette activité impactant le littoral touristique, se doit d’être normalement encadrée. Elle ne l’ai apparemment pas, ici, dans l’agglomération de Lorient. Les vols sont réalisés en toute liberté sans aucune contrainte de respect des pauses méridiennes, ni celle de début d’activité (parfois à 8 h du matin le week-end), ni de fin d’activité (parfois 20h) ni, surtout, au respect légal du repos dominical, (exemple de la journée du Dimanche 21 Juillet).

Cela n’a pas été le cas tout le temps, il y a quelques années de cela, les autorités de la BAN en association avec les élus, avaient dressé un cadre réglementaire de fonctionnement afin de satisfaire le nombre relativement faible de clients de ce divertissement et celui beaucoup plus important de riverains et de tourismes se reposant dans les campings et autres plages de notre beau littoral.

Il y a lieu d’agir rapidement dans le but de réglementer cette activité, afin de ne pas revivre l’épisode de ce week-end du 20-21 Juillet et pour que la situation vécue dans le Trégor (voir l'article de journal dans la partie "Actualités"), ne devienne une triste réalité locale.

 

 (Mise à jour le 22/06/2019)

Il est prouvé scientifiquement que l’aviation commerciale, de loisir et militaire rejette des quantités non négligeables de gaz à effet de serre (avion Rafale = 2200 L de kérosène/heure de vol). Cette dernière en particulier, n’a aucune restriction connue. En effet, les aéronefs militaires n’ont aucun dispositif ou motorisation leur permettant de limiter leurs émissions. Ces gaz, de plus nocifs à forte concentration, ne sont pas dispersés à haute altitude comme les avions de ligne, ce qui renforce leurs effets délétères sur l’air, l’eau, les sols, les végétaux, les animaux, la population. La seule limitation consiste donc directement à restreindre le nombre de vols.

Le bouleversement climatique en cours, a et va encore avoir des conséquences catastrophiques pour tous les êtres vivants de notre planète. La pire des réponses à ce changement induit par les activités humaines, serait de ne rien faire. Une des solutions efficaces serait de repenser rapidement les entrainements aériens militaires, leurs intensités, afin que ceux-ci puissent exercer leurs rôles premiers de défense du territoire tout en limitant l’impact sonore et environnemental nocif à la population locale et globale (rejets CO2 indiqués par le ministère de la Défense en 2011 : plus de 5 millions de tonnes équivalent pétrole).

De plus, notre époque dispose des solutions technologiques et stratégiques (miniaturisations des engins, essor de la motorisation électrique, modules d'observation télécommandés, efficience des actions) qui permettent cette évolution qui sera de toute manière inévitable si l’on veut continuer à garantir une part de responsabilité climatique planétaire, un taux d’ozone acceptable, un air respirable, une eau sans irisation, un repos normal et silencieux des habitants après 22h30. Ce qui constitue en soit, le minimum vital de chaque personne, quelle soit civile ou militaire.

 

 (Mise à jour le 17/01/2019)

L'activité aérienne de ce tout début d'année est assez intense sur la base. Il faut rappeler que si une charte de l'environnement a été créee et signée, c'est qu'il est souhaitable que dans son ensemble, ou tout du moins dans son esprit, elle soit respectée. Quand une journée comme celle du 17 Janvier, où dès 8h, il a des essais moteurs se poursuivant au long de la matinée, puis des passages de réacteurs et qu'ensuite des vols d'entrainement de piste de Xingus se poursuivent avec intensité jusqu'au soir, l'on peut légitimement comprendre l'exaspération des riverains, qui ainsi, doutent des mesures environnementales mises en place.

Il a pourtant été dit et redit que la charte est un contrat de confiance et que l'une des premières nuisance sonore et environnementale des riverains est l'accumulation sur une journée voire deux d'affilée, du bruit fort et répété lié aux entrainements de piste du matin jusqu'au soir.

La responsabilité n'est pas tant à chercher au niveau local qu'à l'état-major de la Marine et au ministère des Armées qui planifient un volume annuel considérable des activités. Ces intitutions sont, quant à elles, très silencieuses sur le sujet environnemental et sonore lié aux activités aéronautiques de la BAN en lien avec la population.

Alors qu'un changement climatique extrême se profile (15.000 experts mondiaux le confirme), alors que la France et l'Europe se sont engagées depuis des années à les réduire (l'aviation civile depuis 30 ans), ne pas se sentir concerné par les emissions de gaz à effet de serre, les rejets de NO2, les nuisances sonores, liés à l'activité aérienne d'une des plus grande base militaire d'Europe est, quelque peu, irresponsable.

 

 (Mise à jour le 08/08/2018)

La période ce canicule se termine en dévoilant un paramètre nouveau à prendre en compte par les autorités de la base de Lann-Bihoué. Du fait de cette chaleur, il a été effectivement impossible aux riverains de la base aérienne de fermer leurs fenêtres pendant toutes ces nuits pour réduire les nuisances sonores de 65 dB liées aux périodes continues d'entrainements de piste. Principalement concerné : les aéronefs de type Atlantique 2, qui de part leur propre conception d'un autre siècle, générent ce nombre élevé de décibels nocturnes.

Ces nuisances indiscutables ont pourtant la possibilité d'être réduites par un réhaussement des altitudes de passage (pour l'heure, réfusée catégoriquement par les gestionaires) et une diminution de leur fréquence.

Sur ce dernier point, de nombreuses personnes s'interrogent sur la quantité d'heures d'entrainement de piste de ces aéronefs bruyants. Ainsi, l'aviation civile, qui a une autre responsabilité quotidienne bien plus visible et directe en transportant des personnes à son bord, qui totalise un nombre d'heure de vols bien plus conséquent, ne pratique plus ou que très exceptionnellement ce type d'entrainement. Les qualification des pilotes d'effectuant à un taux minimum de 90% sur simulateur.

L'amélioration exponentielle de ce dernier procédé technique qui permet de programmer tout type de mission, est un des vecteurs principaux de cette évolution de l'entrainement des pilotes. Il permet de colossales économies d'heures de vol, une diminution des rejets NO2 et CO2, une diminution du temps de formation et un perfectionnement de la sécurité aérienne. 

Même si les missions d'un pilote militaire diffèrent de celles de son collègue civil, il n'en demeurent pas moins qu'un avion reste un avion, que l'entrainement de piste excessif du premier est une très vieille habitude, une pratique désuète, d'un autre temps, qui serait bien temps d'adapter, d'optimiser, afin de générer des economies d'échelle et de réorienter ces dépenses d'heures de vol vers un secteur du budget plus nécessiteux et plus directement utile aux services de l'état français, aux service de la France et des français.

 

(Mise à jour le 02/08/2018).

L'activité aérienne de la base est une des principales sources de nuisances sonores nocturnes de l'agglomération de Lorient (entrainements de piste de nuit). Autant un bruit peut être supporté de jour sans être en continu, autant le bruit de nuit, à partir de 22h00, sera perceptible sur une longue distance, gênant pour beaucoup de personnes, voire insupportable pour certaines. 

Sur n'importe quelle base militaire de France, les entrainements de piste de nuit au-delà de 22h00 ont été stoppés ou drastiquement règlementés via les chartes. Pourquoi perdurent ils seulement ici avec un déni des autorités locales qui n'osent jamais aborder le sujet auprès des instances militaires ? Ainsi des riverains usés de téléphoner pour doléance, décident de quitter la région temporairement ou définitivement.

Les nuisances sonores des entrainements de piste de nuit sont un problème environnemental et un problème de santé publique reconnu par de nombreux articles de l'Organisation Mondiale de la Santé. Seront nous encore les seuls à fermer les yeux ?

 

(Mise à jour le 12/06/2018).

 Il est dommage de constater que tous les entrainements aériens de la semaine dernière et de bien avant, n'ont servi à rien : le défilé a été annulé.

Dommage, donc, de subir les nuisances sonores stridentes (avions Rafales) pendant plus d'une semaine pour rien. Une majorité de gens se plaignant plus du bruit que du spectacle.

Ce soir, ce sont des essais moteur en continu de 20h à 22h45 et des entrainements de piste au-delà de 23h30. Puissent-ils servir à quelque chose d'autre que de faire du bruit et nuire à la qualité de l'air.

Récemment, deux familles nous ayant déjà fait part des nuisances sonores liées à l'activité de la base aérienne, vont quitter la commune pour cette raison unique (belle image de la région). D'autres personnes y réfléchissent sérieusement.

Ou est donc passé la dialogue constructif avec les riverains ? C'est simple, il n'y en a pas. Pas plus que d'évolution indispensable de la charte de l'environnement. C'est pourtant dans l'intérêt de tous. Surtout des décideurs de reconnaître et d'admettre comme fondement, qu'une des plus grande base aérienne d'Europe produit automatiquement des nuisances environnementales, bien loin d'être négligeables.

 

(Mise à jour le 11/01/2018).

Meilleurs voeux à toutes et tous. Que vous puissiez les réaliser dans la quiètude d'un environnement serein.

La C.C.E. (Commission Consultative de l'Environnement) a eu lieu le 14 Décembre dernier. Les débats stériles ont eu pour effet d'éluder, à la fin de la séance, nos propositions concrètes en faveur d'une charte de l'environnement équilibrée. Notamment à propos des survols à basse altitude de l'agglomération, en particulier des centres-ville de Lorient et Lanester. Ainsi, nous avons appris que ces vols, principalement réalisés par des aéronefs de type ATL2, sont des entrainements aux pannes. Les habitants, déjà peu rassurés, appécieront.

Notre association pense qu'il doit exister d'autres sites que les centres-ville pour s'entrainer à ces exercices. D'autant plus, qu'un tel appareil en ce lieu géographique, à cette altitude (près de 300m/sol) n'aurait aucune chance de rejoindre en toute sécurité la piste d'atterrissage en cas de panne, cette fois réelle, de ses deux moteurs. <span 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3 novembre 2020

Un site d'informations

Association environnementale, nous vous informons sur les nuisances sonores, la qualité de l'air, l'urbanisme, la sécurité aérienne liés aux activités aériennes de la base de Lann-Bihoué.

(Mise à jour le 16/06/2021)

Le bruit intensif des avions ATL2 et Falcon 10 à très basse altitude la semaine dernière et en particulier le Lundi 14/06 à 23h30 au dessus du littoral est une réalité. Si vous rajoutez les vols continus de jours, vous constatez que l’activité aéronautique militaire de la base de Lorient crée de fortes nuisances sonores et de pollution non négligeable au CO2 et NO2.

Mettre de coté ces pollutions environnementales et nuisances des aéronefs militaires est une grande erreur et relève de la lâcheté. Il sera du devoir des élus départementaux et régionaux de construire une société climatiquement durable et de s’ouvrir à ce problème qu’ils ont l’habitude de pousser sous le tapis.

Les forces armées doivent, elles aussi, adapter les aéronefs au changement climatique. Des avions plus discret en termes de bruit et beaucoup moins polluant sont l’avenir. Plus les acteurs de ce changement inexorable repoussent l’échéance et plus ils recueilleront une défiance grandissante de la part du reste de la population et des autres entités économiques qui, elles, ont déjà fait cet effort. L’Armée ne doit pas être à part de la société ou alors elle le choisit mais c’est pour les dividendes des industriels de l’armement et non pour le bien de tous.

(Mise à jour le 06/05/2021)

Les nuisances sonores de la base de Lann-Bihoué sont un état de fait. Il n’y a pas à ignorer ce problème ou à l’amoindrir : il existe. Il existera tant que les autorités militaires ne prendront des mesures sérieuses pour respecter la population environnante. Les gens qui s’installent ici, prés de Guidel ou Ploemeur, n’ont pas été informé de l’existence des entrainements aériens nocturnes. L’association reçoit un nombre d’appels croissant de ces gens qui, à peine arrivé, pense à déménager ou souffrent d’entendre pendant 3 heures de 20h30 à 23h30 des avions lourds toucher la piste et remettre leurs moteurs à pleine puissance. Cela cause parfois des séquelles physiques. À titre d’exemple, il y a une personne âgée qui est tombée à cause du bruit d’un réacteur (lettre en copie à la BAN). Une autre, a porté plainte auprès du procureur de la république et a obtenu gain de cause. Preuve, s’il en est, ici, au pays de Lorient, que cette problématique est loin d’être négligeable, bien qu’elle soit minimisée par les pouvoirs publics. Rien n’est fait pour prendre en compte ce problème pour prendre des mesures efficaces et le ministère des Armées ne souhaite surtout pas que cela change. « Dommage pour les riverains de la base et des environs, ils n’avaient qu’à s’installer ailleurs ».

 

(Mise à jour le 08/04/2021)

 Ces dernières semaines ont été particulièrement bruyantes dans le ciel du pays de Lorient. Les journées du 5 au 7 Avril des quantités de gaz à effet de serre ont été rejetées dans l’atmosphère par des aéronefs en entrainement de piste tels les Atlantique 2 (rejet équivalent à 3000 véhicules/heure), Xingus, Falcon 10.

 Dans une crise sanitaire inégalée (100.000 morts), alors l'on manque cruellement de lits et de personnels soignants, le budget du ministère des Armées, lui, est en nette augmentation de 7 milliards sur 3 ans et avoisine les 40 000 000 000 €. Gouverner, c'est choisir. Qu’importe les motifs, qui seront, de toute façon justifiés, les heures de vols ne sont pas soumises à restriction au profit de la Santé. Peu importe la population survolée, les rejets de CO2 et les nuisances engendrées, pourvu que l’on « écluse » les larges crédits alloués. C’est dans cet état d’esprit que des essais moteurs ont été réalisés par exemple à 0h30 le Dimanche de Pâques ou que les survols hors circuit des habitations,  des aéronefs Beechcraft 300, Jetstream 41, Xingus, sont souvent réalisés à moins de 250 m de hauteur. Ces comportements ne respectent pas les règles civiles et militaires aériennes minimales de survol.

 Dommage en temps de paix, par un soleil magnifique, que les oiseaux se taisent et que les hôpitaux suffoquent, mais la force aérienne a carte blanche. Pourquoi, contre qui, contre quoi, ne cherchez pas… Secret Défense.

 

(Mise à jour le 16/03/2021)

Le changement climatique global, planétaire est, enfin, admis par tous. Inéluctable, sans action de notre part, il impactera lentement ou brutalement chaque partie de la Terre. Ce challenge à relever nous invite tous à une action mondiale solidaire et responsable. Cela induit donc un effort de changement dans nos habitudes.

Les institutions, sans exception,  doivent acquérir une nouvelle responsabilité environnementale autant que les individus. Les forces armées ne sont et ne seront certainement pas exemptées de cet effort d’adaptation. Outre le fait que les entrainements de piste de nuit des aéronefs Falcon, Atlantique 2 et Xingus génèrent des nuisances sonores conséquentes, ces pratiques sont en dehors des lois concernant le respect du repos nocturne des populations et génèrent aussi quantité de gaz à effet de serre.

Cela est d’autant déplorable que le ministère des Armées ne change rien à la façon d’entrainer ses unités. Pire, ces coûteux entrainements qui pourraient être réalisés totalement sur simulateurs, sont soutenus sans commune mesure et financés chaque année par les recettes fiscales de tout citoyen. À moins de s’isoler complètement de la société et du monde, l’Armée doit pouvoir continuer à faire son travail mais en participant activement à la réduction des nuisances sonores et à celle des émissions de gaz à effet de serre des 19 types d’appareils basés à Lorient.

 

(Mise à jour le 07/01/2021)

En cette période de vœux 2021, souhaitons que la Loi soit respectée. Notamment la Loi en vigueur de 2002, qui jusqu’en 2019,  instaurait la tenue d’une Commission Consultative de l’Environnement sous la responsabilité de chaque aérodrome militaire. Depuis, la commission qui devait se tenir, par habitude, au mois en Décembre 2019 a été reportée deux fois par la BAN. Elle n’a eu lieu qu’en Février 2020. Mais le compte-rendu élaboré par les autorités militaires est toujours attendu par la Sous-préfecture et par les autres participants : élus, aviation civile, associations. Pour 2020, la commission ne s’est pas tenue.  Pourtant, toute l’année n’a pas été soumise au confinement, pourtant, une réunion en visioconférence aurait pu, aurait dû se faire.

En cette période de vœux 2021, souhaitons que l’honnêteté et la transparence entretiennent de nouveau la confiance. Si les nuisances sonores sont traitées en toute transparence et honnêteté par le ministère des Armées comment se fait il que la BAN n’a pas reconnu que ses avions Xingus  étaient bien la cause des plaintes pour nuisances sonores dans le ciel quimpérois la nuit du 5 Aout 2020 (voir article du Télégramme à ce sujet) ?

Souhaitons enfin pour cette nouvelle année le droit à la paix et au silence pour les habitants de l’agglomération. Mais les premières journées 2021 et surtout soirées ont été bien bruyantes. Ce scénario risque malheureusement fort de se répéter, d’autant plus qu’aucune loi n’est plus respectée, qu’aucune communication transparente n’est désormais possible avec les commanditaires des tours de pistes intensifs d’Atlantique 2 et de Xingus.

(Mise à jour le 03/11/2020)

De plus en plus de gens sur la région de Lorient se plaingnent des nuisances sonores liées aux entrainements aériens de la base. À juste titre. Ceux-ci se sont multipliés depuis quelques années, sans que les élus, sans que les autorités locales ne reconnaissent cela, ni n'agissent pour le respect de la population. Ce problème environnemental de grande échelle est même discrédité par un certain journal à grand tirage.

Le seul maigre document qui pourrait régir et règlementer ces nuisances est la Charte de l'environnement de la BAN de Lann-Bihoué. Ce document indique clairement, par exemple, que cette dernière est base de déroutement exceptionnel ou d'entrainement des Rafales de Landivisiau quand ce terrain est impraticable pour cause de météo.

Cette Charte, est déjà peu restrictive quand elle est respectée. Mais quand des avions Rafales s'entrainent ce jour en continu de 12h à 14h et de 17h à 19h à Lorient, alors que la météo est acceptable à Landivisiau, ce document, ces engagements sont-ils respectés ?  Pendant la pause déjeuner, les personnes confinés à leur domicile, en télétravail, les malades à l'hôpital ou dans les lieux de repos apprécieront les interprétations de la BAN.

Si ce ne sont pas ces aéronefs, d'autres prendront la relève tels les entrainements ATL2 et Xingus, jusque tard dans la nuit.

À cette situation dégradée, s'ajoute la non réception du compte-rendu de la dernière Commission Consultative de l'Environnement qui a eu lieu au mois de Février 2020. Notre association n'a également reçu de la Sous-préfecture, aucune information sur la tenue de la prochaine réunion annuelle à ce sujet.

 

(Mise à jour le 23/09/2020)

Les nuisances sonores des aéronefs de Lann-Bihoué en entrainement de nuit en particulier, représentent une réelle et forte contrainte environnementale. L’indice nocturne admissible après 22h est de 40 dB (sources O.M.S.) L’indice relevé par sonomètre agrée lors des séances est de 60 à 75 dB.

La ville de Lorient, elle, est bien consciente du problème.

À l’initiative du projet « CENSE » : (https://cense.ifsttar.fr/pour-les-lorientais/on-vous-parle-du-projet/), elle a commencé l’implantation de capteurs sonores et développé une application accessible à tous. Preuve que les habitants sont très sensibles à cette nuisance.

Il faudra bien, un jour, que la BAN, que le ministère des Armées adaptent leurs missions et rendent compte publiquement de l’impact environnemental des nombreux entrainements aériens nocturnes en tours de piste. Tant au niveau sonore dépassant les normes maximales pendant plusieurs nuits d’entrainements par semaine, que par la dispersion de polluants divers en basses couches.

 

(Mise à jour le 08/09/2020)

Le rôle premier de l'Armée est de défendre les citoyens. À ce jour et depuis des dizaines d'années, les français ne sont menacés par aucune autre armée étrangère, ou aviation étrangère. Mais, les puissants chasseurs bi-réacteurs Rafales, les aéronefs ATL 2 et Xingus, sur ordre du ministère, continuent pourtant à dissoudre des milliers de tonnes de carburant dans l'atmosphère avec exagération, sans aucune réglementation, sans trop de respect aussi pour les populations survolées.

Lourdes, sont les conséquences de ces actes qui pèse sur le climat, à court et long terme. Lourdes, sont les conséquences de ces actes sur la flore, la faune, les habitants, qui respirent des particules toxiques, dont le sommeil ou les activités sont troublés.

 

(Mise à jour le 30/07/2020)

Le réchauffement climatique actuel est dû à l’activité humaine. C’est maintenant reconnu de source officielle par tous. Et cela, bien qu’il a fallu que des ONG, des scientifiques, des citoyens se battent pendant de trop longues années pour le faire reconnaitre. Malgré tout, on continu à gaspiller du kérosène en vols inutiles car « il faut consommer l’allocation avant la fin du mois» selon les dires de la BAN.

Rien n’a été fait ou à échelle millimétrique par les autorités militaires pour limiter la hausse des températures, pour participer à l’effort collégial en réduisant le nombre d’heures d’entrainement. Le réchauffement climatique, qui permet l’arrivée inédite de virus, est le seul et éminent problème qui concerne toute la planète, à partir duquel découlent tous les autres. Les entrainements aériens de la BAN produisent de fortes nuisances sonores pendant la période de sommeil mais produisent aussi un rejet massif de gaz à effet de serre. Durant les vols, des milliers de tonnes de carburant sont rejetées dans l’atmosphère. L’argent public est ainsi gaspillé pour « consommer l’allocation de kérosène » dans des missions aux motifs, peu souvent en lien direct avec la sécurité du pays. Si tant est si bien que celle-ci serait menacée.

Les responsables, qui sont plus les ordonnateurs de missions, vont-ils enfin ouvrir les yeux sur le monde d’aujourd’hui ? Vont-ils enfin faire leurs devoirs d’action en limitant les émissions carbonées des avions par la réduction de leur utilisation ? Il est bien évidemment possible de maintenir la sécurité d’un pays à un niveau élevé sans programmer des dizaines de milliers d’heures de vols annuelles. Sinon, bien d’autres pays européens auraient déjà sombrés sous l’envahisseur.

La progression des températures ainsi que celle du dérèglement climatique n’en sont qu’à leurs débuts. Les multiples entrainements aériens ne font et ne feront qu’accentuer le phénomène. Interpellez les responsables.

 

(Mise à jour le 26/06/2020).

Tout comme le 22 Juin, un ou des aéronefs ATL2 ont exécutés hier soir 25 Juin de 21h30 à 00h des tours de piste et vols à basse altitude entre Lorient et Fort-Bloqué. Ces survols d’agglomération en dehors des manœuvres de décollage et d’atterrissage ne sont pas autorisés en-dessous de 3300 ft (1000 m) par la règlementation de la circulation aérienne militaire ni même surtout, par l’arrêté en vigueur du 10 Octobre 1957 traitant des règles de survol des aéronefs motopropulsés.

De plus, ce type d’aéronef génère un bruit important pendant la phase d’endormissement des populations survolées, qu’elles soient proches ou éloignées de l’aérodrome. Ce bruit pourrait passer inaperçu s’il était, à l’image, d’un passage de moto, unique et singulier.

Or, la nuisance est forte parce que ce bruit est répété plusieurs fois sur un longue période. En effet, cet avion (ou Xingu, ou Falcon) exécute plusieurs tours de piste. Dans la nuit calme, la mise en puissance au décollage génère un fort bruit de plus de 70 dB qui se répète plusieurs fois sur une période minimale de 2 heures.

Quand l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande la norme maximale de 30 dB pour un endormissement normal après 22h00, le constat est que la BAN ne tient donc compte, ni de cette norme internationale, ni du respect du sommeil des gens, ni de la réglementation.

 

(Mise à jour le 05/06/2020).

Jeudi 4 Juin de 22h00 à 00h un ou plusieurs Xingus se sont entrainés en tours de piste et ont survolés à basse altitude l’agglomération du pays de Lorient.

Si tous les pilotes civils de chaque compagnie aérienne, qui eux, ont la responsabilité de transporter des vies humaines, devaient s’entrainer en tour de piste autant et de la même manière que les pilotes de Xingus ou d’ATL2,  alors, ce serait 365 nuits par an de 22h à 6h qui leurs seraient nécessaires.

Comment, l’Armée, qui se targue d’être un exemple d’adaptabilité, ne s’est pas adaptée aux changements locaux, n’a pas pris en compte l’accroissement de l’agglomération, de l’urbanisme, de la population de Lorient, la dégradation constante de notre environnement.

Les méthodes d’entrainement aérien militaire de la BAN en tour de piste n’ont en effet pas changé depuis bien longtemps. Alors que l’évolution technologique propose des solutions toujours plus élaborées dans l’entrainement des pilotes (simulateurs, pilotage de drones, etc…), les Xingu, ATL2 et Falcon continuent des entrainements de jour et de nuit qui génèrent des nuisances sonores au-dessus d’une population bien plus nombreuse et d’un environnement bien plus exposé à la pollution et aux rejets toxiques.

L’Organisation Mondiale de la Santé, après l’avis de nombreux experts, a d'ailleurs indiqué le seuil horaire de tolérance auditive à 22h00.

Il est ainsi intéressant de relire quelques extraits du rapport de L'Assemblée Nationale du 24 Avril 2001 :

 « Le nombre de mouvements nocturnes est donc très significatif sur certaines bases ; les nuisances qu'ils entraînent sont en outre particulièrement vives en raison des caractéristiques des aéronefs militaires. »

 « B.- UN PROBLÈME DE GRANDE AMPLEUR MOBILISANT LES POPULATIONS

 2. Les nuisances sonores liées au trafic aérien suscitent de vives protestations des populations les subissant

 L'opposition des riverains des aéroports aux nuisances sonores liées au trafic aérien peut être constatée dans le monde entier. Les protestations sont particulièrement vives pour le trafic nocturne. »

 « Qu'on en juge plutôt : l'OMS23, qui a récemment publié ses directives relatives au bruit dans l'environnement, estime que pour éviter des effets négatifs sur le sommeil, le « bruit de fond » en intérieur ne doit pas excéder 30 décibels (A) et les crêtes, 45 décibels (A). Il est précisé qu'un niveau inférieur doit être préféré pour protéger les personnes les plus sensibles. Telles sont les recommandations internationales qui visent à protéger la santé publique. »

 « Votre rapporteur en est convaincu, l'interdiction des vols de nuit constitue un enjeu majeur de santé publique. Les prévisions de croissance du trafic aérien, la multiplication des mouvements enregistrés sur les plates-formes aéroportuaires sont telles que les nuisances supportées par les riverains vont rapidement devenir insupportables ; elles le sont déjà dans certaines zones »

 
 

 (Mise à jour le 07/05/2020).

La journée du 6 Mai 2020 a été particulièrement intense en nuisances sonores aéronautiques. Dans une période qui demande aux gens de rester chez eux, du matin jusqu’à 23h30, les aéronefs ont fait des entrainements de pistes, réalisant de fortes nuisances sonores.

Dans l’après-midi, jusqu’à quatre types d’avions étaient en basse altitude : Atlantique2, Xingus et Falcon 50 en tours de piste et des Rafales à Groix (bruit non intégré dans le PEB de 2016). Actuellement, la cartographie du bruit des villes comme Lorient ou du département du Morbihan ne prend étonnamment pas en compte ces données. Surprenant quand on connait l’intensité en décibels d’un avion Rafale même à moyenne altitude, ou bien la répétition sur une durée plus longue (2 à 3 h) des tours de piste d’un Atlantique 2 ou d’un Xingu.

L’Armée est au service de la nation qu’en cas de conflit. Cela ne lui donne pas légitimité pour  aller contre le respect et le droit au repos légitime de ses citoyens. Pour information, les entrainements de piste nocturnes militaires ou civils, sont de nos jours, interdits après 22h00 dans la quasi-totalité des bases ou aéroports mondiaux.

 

(Mise à jour le 24/04/2020).

Les entrainements intensifs d’Atlantique 2 durant toute l’après-midi de vendredi 24 Avril suivis de ceux de Xingus en soirée rajoutent un peu plus de stress aux habitants de l’agglomération en confinement strict depuis 40 jours. Ils ne respectent pas non plus le repos des soignants, ni celui des malades.

Alors qu’une des plus grandes crises à la fois sanitaire, sociale et économique inédite depuis 90 ans se développe, l’urgence semble être ici, militaire. L’urgence, c’est sans doute celle de faire toujours plus d’entrainements de pistes bruyants et polluants de jour comme de nuit. L’urgence, c’est de bruler du pétrole en basse altitude pour des missions qui seront toujours justifiées et justifiables, mais dont personne ne connait la validité.

S’il y a véritablement un ennemi à chercher et à neutraliser, il est du ressort du milieu médical. Il ne se détruira ni par les bombes, ni par le renseignement, encore moins par les entrainements intensifs de piste nuisibles au respect des règles, déjà difficiles, du confinement.

(Mise à jour le 25/03/2020).

Comme il est  étrange de constater qu'en période précédant les élections, il n'y a pas de tours de piste d'ATL2 et de Xingus, ni d'entrainement d'aéronefs Rafale. Comme il est récurrent de constater que ces échéances passées, les entrainements recommencent de plus belle. C'est le cas ce Mercredi soir 25 Mars 2020 : 3 heures continues d'entrainement de piste de nuit.

Pourtant, en cette période troublée, que certains responsables qualifient de "guerre", ces entrainements, qui dénotent le silence généralisé, ne seront d'aucune utilité à combattre un virus invisible, inodore et incolore. 

 

 (Mise à jour le 27/09/2019).

Le crash d’un F16 des forces aériennes belges à Pluvigner le Jeudi 19 Septembre, qui a impacter une habitation et choqué ses habitants, devrait soulever la question de la sécurité aérienne liée aux vols à basse altitude d’appareils d’entrainements militaires âgés.

En outre, le lieu du crash se situe en toute bordure de l’agglomération de Lorient densément peuplée. On peut imaginer aisément que ce crash aurait pu avoir lieu sur cet important rassemblement de personnes, à quelques secondes de vol supplémentaires. Cela d’autant plus, que les pilotes s’éjectant, ils n’avaient donc plus le contrôle de leur appareil.

Sans préjuger des causes du crash que l’enquête déterminera, cet évènement doit légitimement poser la question de la responsabilité de faire voler des avions militaires français ou autres, de génération vieillissante tels que le F16 (36 ans), le Bréguet Atlantique 2 (35 ans) ou le Xingu (38 ans), au-dessus ou à proximité de l’agglomération de Lorient.

 

 (Mise à jour le 21/08/2019).

Le ciel de l’agglomération de Lorient a été bien bruyant jusqu’à une heure avancée, la nuit dernière. Hélicoptères et avions jusqu’à 22h30, aéronefs Xingus et ATL2 en entrainement de piste entre 21h30 et 00h15. Notre association incite les citoyens à contacter les maires de leurs communes respectives qui ont comme première responsabilité de veiller à la quiétude des habitants et à la limitation des nuisances sonores après 22h00. En effet, des arrêtés stricts sont pris en ce sens pour d'autres sources de nuisance.

Mais, qu’en est-il quand le bruit continu d’un avion de parachutisme en montée ou des avions en entrainement se poursuit tard dans la nuit et se répète souvent le jour ? Problème environnemental important, jusqu’ à présent, aucun élu n’a jamais parlé d’actions initiées en ce sens lors des réunions annuelles avec la sous-préfecture (Commission Consultative pour l’Environnement).

 

(Mise à jour le 22/07/2019)

Sans même parler des émissions de CO2 et NO2, l’activité de parachutisme génère des nuisances sonores importantes liées principalement à la montée continue en altitude de l’aéronef utilisé (d’un minimum de 25 minutes) répétée beaucoup de fois dans une journée. Cette activité impactant le littoral touristique, se doit d’être normalement encadrée. Elle ne l’ai apparemment pas, ici, dans l’agglomération de Lorient. Les vols sont réalisés en toute liberté sans aucune contrainte de respect des pauses méridiennes, ni celle de début d’activité (parfois à 8 h du matin le week-end), ni de fin d’activité (parfois 20h) ni, surtout, au respect légal du repos dominical, (exemple de la journée du Dimanche 21 Juillet).

Cela n’a pas été le cas tout le temps, il y a quelques années de cela, les autorités de la BAN en association avec les élus, avaient dressé un cadre réglementaire de fonctionnement afin de satisfaire le nombre relativement faible de clients de ce divertissement et celui beaucoup plus important de riverains et de tourismes se reposant dans les campings et autres plages de notre beau littoral.

Il y a lieu d’agir rapidement dans le but de réglementer cette activité, afin de ne pas revivre l’épisode de ce week-end du 20-21 Juillet et pour que la situation vécue dans le Trégor (voir l'article de journal dans la partie "Actualités"), ne devienne une triste réalité locale.

 

 (Mise à jour le 22/06/2019)

Il est prouvé scientifiquement que l’aviation commerciale, de loisir et militaire rejette des quantités non négligeables de gaz à effet de serre (avion Rafale = 2200 L de kérosène/heure de vol). Cette dernière en particulier, n’a aucune restriction connue. En effet, les aéronefs militaires n’ont aucun dispositif ou motorisation leur permettant de limiter leurs émissions. Ces gaz, de plus nocifs à forte concentration, ne sont pas dispersés à haute altitude comme les avions de ligne, ce qui renforce leurs effets délétères sur l’air, l’eau, les sols, les végétaux, les animaux, la population. La seule limitation consiste donc directement à restreindre le nombre de vols.

Le bouleversement climatique en cours, a et va encore avoir des conséquences catastrophiques pour tous les êtres vivants de notre planète. La pire des réponses à ce changement induit par les activités humaines, serait de ne rien faire. Une des solutions efficaces serait de repenser rapidement les entrainements aériens militaires, leurs intensités, afin que ceux-ci puissent exercer leurs rôles premiers de défense du territoire tout en limitant l’impact sonore et environnemental nocif à la population locale et globale (rejets CO2 indiqués par le ministère de la Défense en 2011 : plus de 5 millions de tonnes équivalent pétrole).

De plus, notre époque dispose des solutions technologiques et stratégiques (miniaturisations des engins, essor de la motorisation électrique, modules d'observation télécommandés, efficience des actions) qui permettent cette évolution qui sera de toute manière inévitable si l’on veut continuer à garantir une part de responsabilité climatique planétaire, un taux d’ozone acceptable, un air respirable, une eau sans irisation, un repos normal et silencieux des habitants après 22h30. Ce qui constitue en soit, le minimum vital de chaque personne, quelle soit civile ou militaire.

 

 (Mise à jour le 17/01/2019)

L'activité aérienne de ce tout début d'année est assez intense sur la base. Il faut rappeler que si une charte de l'environnement a été créee et signée, c'est qu'il est souhaitable que dans son ensemble, ou tout du moins dans son esprit, elle soit respectée. Quand une journée comme celle du 17 Janvier, où dès 8h, il a des essais moteurs se poursuivant au long de la matinée, puis des passages de réacteurs et qu'ensuite des vols d'entrainement de piste de Xingus se poursuivent avec intensité jusqu'au soir, l'on peut légitimement comprendre l'exaspération des riverains, qui ainsi, doutent des mesures environnementales mises en place.

Il a pourtant été dit et redit que la charte est un contrat de confiance et que l'une des premières nuisance sonore et environnementale des riverains est l'accumulation sur une journée voire deux d'affilée, du bruit fort et répété lié aux entrainements de piste du matin jusqu'au soir.

La responsabilité n'est pas tant à chercher au niveau local qu'à l'état-major de la Marine et au ministère des Armées qui planifient un volume annuel considérable des activités. Ces intitutions sont, quant à elles, très silencieuses sur le sujet environnemental et sonore lié aux activités aéronautiques de la BAN en lien avec la population.

Alors qu'un changement climatique extrême se profile (15.000 experts mondiaux le confirme), alors que la France et l'Europe se sont engagées depuis des années à les réduire (l'aviation civile depuis 30 ans), ne pas se sentir concerné par les emissions de gaz à effet de serre, les rejets de NO2, les nuisances sonores, liés à l'activité aérienne d'une des plus grande base militaire d'Europe est, quelque peu, irresponsable.

 

 (Mise à jour le 08/08/2018)

La période ce canicule se termine en dévoilant un paramètre nouveau à prendre en compte par les autorités de la base de Lann-Bihoué. Du fait de cette chaleur, il a été effectivement impossible aux riverains de la base aérienne de fermer leurs fenêtres pendant toutes ces nuits pour réduire les nuisances sonores de 65 dB liées aux périodes continues d'entrainements de piste. Principalement concerné : les aéronefs de type Atlantique 2, qui de part leur propre conception d'un autre siècle, générent ce nombre élevé de décibels nocturnes.

Ces nuisances indiscutables ont pourtant la possibilité d'être réduites par un réhaussement des altitudes de passage (pour l'heure, réfusée catégoriquement par les gestionaires) et une diminution de leur fréquence.

Sur ce dernier point, de nombreuses personnes s'interrogent sur la quantité d'heures d'entrainement de piste de ces aéronefs bruyants. Ainsi, l'aviation civile, qui a une autre responsabilité quotidienne bien plus visible et directe en transportant des personnes à son bord, qui totalise un nombre d'heure de vols bien plus conséquent, ne pratique plus ou que très exceptionnellement ce type d'entrainement. Les qualification des pilotes d'effectuant à un taux minimum de 90% sur simulateur.

L'amélioration exponentielle de ce dernier procédé technique qui permet de programmer tout type de mission, est un des vecteurs principaux de cette évolution de l'entrainement des pilotes. Il permet de colossales économies d'heures de vol, une diminution des rejets NO2 et CO2, une diminution du temps de formation et un perfectionnement de la sécurité aérienne. 

Même si les missions d'un pilote militaire diffèrent de celles de son collègue civil, il n'en demeurent pas moins qu'un avion reste un avion, que l'entrainement de piste excessif du premier est une très vieille habitude, une pratique désuète, d'un autre temps, qui serait bien temps d'adapter, d'optimiser, afin de générer des economies d'échelle et de réorienter ces dépenses d'heures de vol vers un secteur du budget plus nécessiteux et plus directement utile aux services de l'état français, aux service de la France et des français.

 

(Mise à jour le 02/08/2018).

L'activité aérienne de la base est une des principales sources de nuisances sonores nocturnes de l'agglomération de Lorient (entrainements de piste de nuit). Autant un bruit peut être supporté de jour sans être en continu, autant le bruit de nuit, à partir de 22h00, sera perceptible sur une longue distance, gênant pour beaucoup de personnes, voire insupportable pour certaines. 

Sur n'importe quelle base militaire de France, les entrainements de piste de nuit au-delà de 22h00 ont été stoppés ou drastiquement règlementés via les chartes. Pourquoi perdurent ils seulement ici avec un déni des autorités locales qui n'osent jamais aborder le sujet auprès des instances militaires ? Ainsi des riverains usés de téléphoner pour doléance, décident de quitter la région temporairement ou définitivement.

Les nuisances sonores des entrainements de piste de nuit sont un problème environnemental et un problème de santé publique reconnu par de nombreux articles de l'Organisation Mondiale de la Santé. Seront nous encore les seuls à fermer les yeux ?

 

(Mise à jour le 12/06/2018).

 Il est dommage de constater que tous les entrainements aériens de la semaine dernière et de bien avant, n'ont servi à rien : le défilé a été annulé.

Dommage, donc, de subir les nuisances sonores stridentes (avions Rafales) pendant plus d'une semaine pour rien. Une majorité de gens se plaignant plus du bruit que du spectacle.

Ce soir, ce sont des essais moteur en continu de 20h à 22h45 et des entrainements de piste au-delà de 23h30. Puissent-ils servir à quelque chose d'autre que de faire du bruit et nuire à la qualité de l'air.

Récemment, deux familles nous ayant déjà fait part des nuisances sonores liées à l'activité de la base aérienne, vont quitter la commune pour cette raison unique (belle image de la région). D'autres personnes y réfléchissent sérieusement.

Ou est donc passé la dialogue constructif avec les riverains ? C'est simple, il n'y en a pas. Pas plus que d'évolution indispensable de la charte de l'environnement. C'est pourtant dans l'intérêt de tous. Surtout des décideurs de reconnaître et d'admettre comme fondement, qu'une des plus grande base aérienne d'Europe produit automatiquement des nuisances environnementales, bien loin d'être négligeables.

 

(Mise à jour le 11/01/2018).

Meilleurs voeux à toutes et tous. Que vous puissiez les réaliser dans la quiètude d'un environnement serein.

La C.C.E. (Commission Consultative de l'Environnement) a eu lieu le 14 Décembre dernier. Les débats stériles ont eu pour effet d'éluder, à la fin de la séance, nos propositions concrètes en faveur d'une charte de l'environnement équilibrée. Notamment à propos des survols à basse altitude de l'agglomération, en particulier des centres-ville de Lorient et Lanester. Ainsi, nous avons appris que ces vols, principalement réalisés par des aéronefs de type ATL2, sont des entrainements aux pannes. Les habitants, déjà peu rassurés, appécieront.

Notre association pense qu'il doit exister d'autres sites que les centres-ville pour s'entrainer à ces exercices. D'autant plus, qu'un tel appareil en ce lieu géographique, à cette altitude (près de 300m/sol) n'aurait aucune chance de rejoindre en toute sécurité la piste d'atterrissage en cas de panne, cette fois réelle, de ses deux moteurs.

(Mise à jour le 01/07/2017).

 La charte de l’environnement ne nuit absolument pas aux activités opérationnelles annuelles de la BAN. Preuve en est, elle a été rigoureusement suivie pendant une période continue de quelques 90 jours entre Avril et début Juin.

Bien que l’on entretienne la volonté partagée de dialogue cordial pour faire évoluer ce document phare, cela ne se traduit pas toujours dans les faits. Certains vols de cette fin Juin en sont l’illustration : dépassement des entrainements de piste après minuit (21, 22 et 30 Juin), peu d’application des changements de coté de piste (|3.1.4.2) lors de ces entrainements d’une durée non-stop d’1h30, trajectoires en très basse altitude lors du dernier passage touch and go, quelques vols à forte vitesse et basse altitude dans les circuits de piste.

La concertation commune ne sera efficace que dans la mesure où les engagements actuels signés dans la charte seront respectés dans les faits.

Bon été à vous.

 

(Mise à jour le 21/06/2017).

Des entraînements de nuit d'avions à réaction de type supposé "Rafale" ont eu lieu hier soir Mardi 20 Juin de 23h à 23h45. Ces entraînements, de jour comme de nuit, ne sont pas référencés ni prévus dans la Charte de l'environnement sonore, ni même dans le PEB qui a été acté le 17 Mai dernier.

Ainsi, s'ils devaient se reproduire, ces entrainements dénonceraient la validité du PEB dont les courbes de bruit actuelles ne prennent pas en compte ces fortes nuisances.

Ces nouveaux entrainements ne sont pas, non plus, intégrés dans le Charte et donc, remettent en cause son fondement.

Si ce type de vol non legal devait se reproduire, ils remettrait durablement en cause ces documents administratifs construits par un long travail de concertation avec de nombreux acteurs institutionnels.

Tout en étant courtois, n'hésitez pas à poser une doléance à ce sujet ou autre nuisance au numéro de la BAN : 02 97 12 90 25 ou 02 97 12 90 33 (réessayer si cela ne fonctionne pas au premier appel). Les doléances sont intégrées dans le processus officiel de la base et rappelées en commission consultative de l'environnement.

 

 

(Mise à jour le 07/05/2017).

Une réunion a récemment eu lieu  entre les autorités de la BAN et notre association. Elle avait pour but de faire évoluer le texte clé : la charte de l'environnement.

À cette occasion, nous avons remis nos propositions. Celles de limitation des heures tardives d'entrainement de nuit et de respect des horaires, des altitudes et des circuits de piste sont considérées comme les plus prioritaires. 

Les autorités ont bien pris en compte ces demandes. La poursuite du dialogue permet l'espoir de voir aboutir, avant la fin de l'année, un texte mis à jour et équilibré pour le bien de tous.

 

(Mise à jour le 31/03/2017).

Depuis mi-Mars, une activité aérienne intensive de la base est ressentie par de nombreux riverains (nous conseillons de téléphoner au 02 97 12 90 25 ou 90 33 pour poser une doléance et demander à être rappelé).

A plusieurs reprises, la Charte de l'environnement et le respect des riverains n'ont été que partiellement respectés : tours de piste ATL2, Hawkeye (radar porté) en trés basse altitude de nuit sans alternance des circuits, sans coupure à midi, ajouté à l'entrainement de 19 autres types d'aéronefs.

En septembre, nous partions sur de bonnes bases d'entente avec les autorités. Le report de la demande de modification de la Charte et les évènements de ce mois de Mars prouvent que la confiance est réellement entamée.

Il sera impossible dans un futur proche, qu'une activité aussi intense jour et nuit soit supportée continuellement par les riverains. D'autant plus qu'il n'existe aucune autre base aérienne militaire de cette taille, en Europe, située en zone urbanisée qui exécute des vols de nuit après 22h00, pire des entrainements de nuit avec des avions de 40 tonnes (ATL2) jusqu'à minuit.

Allons-nous supporter cela éternellement ? Je ne le pense pas : il y a des limites à la patience et l'endurance des 210.000 habitants concernés.

Monsieur le ministre de la défense, qui n'est pas sans connaitre les missions et l'activité de la BAN, doit  certainement avoir des réponses (politiques) à ce sujet.

 

(Mise à jour le 10/03/2017).

La commission d'enquête du P.E.B. (Plan d'Exposition aux bruits) a rendu ses conclusions (http://www.morbihan.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/LORIENT/Revision-du-PEB-de-l-aerodrome-de-Lann-Bihoue). En bref :

-L'adresse mail : ddm-peblannbihoue@morbihan.gouv.fr pour déposer les remarques n'a pas fonctionnée durant les 3/4 de la durée de l'enquête (et pour cause, il manquait un t à ddtm, correction seulement en début Décembre 2016). rendant impossible toute remarque par internet des personnes ne pouvant se déplacer.

-La zone D n'a pas été retenue : la commission a soutenu les collectivités et les conclusions de la CCE, mais à reporté la responsabilité d'information sur les mairies. Dans notre déception sur le souhait de cette zone D, il y a un point positif : le particulier s'installant n'étant pas informé, pourra se retourner contre la mairie pour défaut d'information obligatoire.

-Ainsi hors zones du P.E.B. la mise en place de dispositif d'insonorisation n'est donc pas obligatoire par les mairies. Mais c'est un point qui pourra entrer dans la Charte et discuté en CCE : la commission incitant les mairies à la mise en place d'un dispositf d'accompagnement d'isolation acoustique et d'information.

-La CBS : Carte du Bruit Stratégique ne tenait pas compte de l'ancien PEB car les indices étaient différents. Le PEB s'il est avalisé, devra être intégré dans ce document, car les indices sont normalisés.

-La commission d'enquête incite, par deux fois, à la révision de la Charte et à l'étude des bruits au sol : C'est une reconnaissance officielle de l'importance et de l'évolution de cet unique document environnemental.

 

L'assemblée générale de l'association des riverains aura lieu le Samedi 22 Avril 2017 à 10h00 à la salle du Port-Blanc de l'Océanis de Ploemeur. À cette occasion, vous aurez la possibilité de prendre votre cotisation annuelle de 15€ et ainsi pouvoir assister à cette réunion.

 

(05/12/2016)

L'adresse mail indiquée ne fonctionne pas, cela pose un problème de conformité à l'article 6 de l'arrêté préfectoral concernant le règlement de l'enquête publique.

Vous pouvez consulter le dossier PEB sur le site : http://www.morbihan.gouv.fr à la rubrique : "Publications".

Détail du P.E.B. : plan1plan2plan3 et Autorisations_par_zones

Notre association soutien le maintien de la ZONE D : Cette permet rendre concret se plan en matérialisant les trajectoires réelles qui passent dans cette zone (centre bourg de Ploemeur et Quéven, nord de Lorient). Un nouvel accédant à la propriété, ayant acheté en dehors de toute zone (sans zone D ), serait réellement étonné s'il voyait au-dessus de chez lui passer les avions en tours de piste.
Cette zone permet l'identification de l'indice de bruit LDen 50. Sinon, il n'est pas lisible sur le plan et cela est un défaut d'information. Alors que ce document d'urbanisme est créer dans un but d'informer la population.

Informations des mois précédents :

Les entrainements "Appontage Simulé Sur Piste" des avions type Rafale sont codifiés dans la Charte de qualité de l'environnement sonore. Outre cet aspect règlementaire,  nous souhaitons que les décisionnaires et acteurs (pilotes) deviennent pleinement conscient des gênes importantes ressenties au sol et agissent en conséquence afin d'en limiter l'impact.

N'hésitez pas à nous faire part ("contactez l'auteur") des survols à très basse altitude, des entrainements excessifs de nuit ou de toutes autres dérives aéronautiques importantes.

Nous rappelons aux riverains et à la population de l'agglomération, que les entrainements de nuit sont limités, sauf nécessité opérationnelle, les samedis, dimanches et jours fériés. Ils ne peuvent être assimilés à des vols de nuits (entendus comme départs ou arrivées à partir de la base) qui sont limités entre 00h00 et 06h30 locale. Le chapitre sur les procédures d'entrainement de cette Charte de qualité de l'environnement sonore n'indique pas non plus les limitations de nuit liées à ces entrainements de piste (nuisances répétées de plus d'une heure jusqu'à 00h50) qui dépassent ainsi largement la plage horaire de repos légale entre 22h00 et 08h00 locale (Décret de l'OMS).

Nous allons travailler avec les autorités de la BAN et de la sous-préfecture afin de pouvoir concilier activités aéronautiques et respect de la norme de l'Organisation Mondiale de la Santé.

 

Concernant l'article du journal Ouest-France du 19 Février 2016, au sujet des nuisances sonores, nous tenons à préciser qu'il n'est pas exact de dire que ce sont les ASSP (Appontages Simulés Sur Piste) qui représentent le plus de nuisances sonores. C'est d'abord, sur la durée, l'accumulation des tours de piste de jour comme de nuit à basse altitude d'aéronefs lourds (24 à 40 tonnes), au-dessus de zones fortement habitées, qui génére le plus de nuisances et d'appréhensions pour les populations.

 

Notre démarche est constructive, informative, évolutive dans la perspective de limiter les nuisances impactant les populations et établissements sensibles survolés de la région du pays de Lorient : maternités, maternelles, collèges, lycées, universités, hôpitaux, cliniques, centres de rééducation, centres touristiques de repos, maisons de retraites.


15 juin 2016

Un site d'informations

Association environnementale, nous vous informons sur les nuisances sonores, l'urbanisme, la sécurité aérienne liés aux activités aériennes de la base de Lann-Bihoué.

 (Mise à jour le 02/08/2018).

L'activité aérienne de la base est une des principales sources de nuisances sonores nocturnes de l'agglomération de Lorient (entrainements de piste de nuit). Autant un bruit peut être supporté de jour sans être en continu, autant le bruit de nuit, à partir de 22h00, sera perceptible sur une longue distance, gênant pour beaucoup de personnes, voire insupportable pour certaines. 

 

(Mise à jour le 12/06/2018).

 Il est dommage de constater que tous les entrainements aériens de la semaine dernière et de bien avant, n'ont servi à rien : le défilé a été annulé.

Dommage, donc, de subir les nuisances sonores stridentes (avions Rafales) pendant plus d'une semaine pour rien. Une majorité de gens se plaignant plus du bruit que du spectacle.

Ce soir, ce sont des essais moteur en continu de 20h à 22h45 et des entrainements de piste au-delà de 23h30. Puissent-ils servir à quelque chose d'autre que de faire du bruit et nuire à la qualité de l'air.

Récemment, deux familles nous ayant déjà fait part des nuisances sonores liées à l'activité de la base aérienne, vont quitter la commune pour cette raison unique (belle image de la région). D'autres personnes y réfléchissent sérieusement.

Ou est donc passé la dialogue constructif avec les riverains ? C'est simple, il n'y en a pas. Pas plus que d'évolution indispensable de la charte de l'environnement. C'est pourtant dans l'intérêt de tous. Surtout des décideurs de reconnaître et d'admettre comme fondement, qu'une des plus grande base aérienne d'Europe produit automatiquement des nuisances environnementales, bien loin d'être négligeables.

 

(Mise à jour le 11/01/2018).

Meilleurs voeux à toutes et tous. Que vous puissiez les réaliser dans la quiètude d'un environnement serein.

La C.C.E. (Commission Consultative de l'Environnement) a eu lieu le 14 Décembre dernier. Les débats stériles ont eu pour effet d'éluder, à la fin de la séance, nos propositions concrètes en faveur d'une charte de l'environnement équilibrée. Notamment à propos des survols à basse altitude de l'agglomération, en particulier des centres-ville de Lorient et Lanester. Ainsi, nous avons appris que ces vols, principalement réalisés par des aéronefs de type ATL2, sont des entrainements aux pannes. Les habitants, déjà peu rassurés, appécieront.

Notre association pense qu'il doit exister d'autres sites que les centres-ville pour s'entrainer à ces exercices. D'autant plus, qu'un tel appareil en ce lieu géographique, à cette altitude (près de 300m/sol) n'aurait aucune chance de rejoindre en toute sécurité la piste d'atterrissage en cas de panne, cette fois réelle, de ses deux moteurs.

(Mise à jour le 01/07/2017).

 La charte de l’environnement ne nuit absolument pas aux activités opérationnelles annuelles de la BAN. Preuve en est, elle a été rigoureusement suivie pendant une période continue de quelques 90 jours entre Avril et début Juin.

Bien que l’on entretienne la volonté partagée de dialogue cordial pour faire évoluer ce document phare, cela ne se traduit pas toujours dans les faits. Certains vols de cette fin Juin en sont l’illustration : dépassement des entrainements de piste après minuit (21, 22 et 30 Juin), peu d’application des changements de coté de piste (|3.1.4.2) lors de ces entrainements d’une durée non-stop d’1h30, trajectoires en très basse altitude lors du dernier passage touch and go, quelques vols à forte vitesse et basse altitude dans les circuits de piste.

La concertation commune ne sera efficace que dans la mesure où les engagements actuels signés dans la charte seront respectés dans les faits.

Bon été à vous.

 

(Mise à jour le 21/06/2017).

Des entraînements de nuit d'avions à réaction de type supposé "Rafale" ont eu lieu hier soir Mardi 20 Juin de 23h à 23h45. Ces entraînements, de jour comme de nuit, ne sont pas référencés ni prévus dans la Charte de l'environnement sonore, ni même dans le PEB qui a été acté le 17 Mai dernier.

Ainsi, s'ils devaient se reproduire, ces entrainements dénonceraient la validité du PEB dont les courbes de bruit actuelles ne prennent pas en compte ces fortes nuisances.

Ces nouveaux entrainements ne sont pas, non plus, intégrés dans le Charte et donc, remettent en cause son fondement.

Si ce type de vol non legal devait se reproduire, ils remettrait durablement en cause ces documents administratifs construits par un long travail de concertation avec de nombreux acteurs institutionnels.

Tout en étant courtois, n'hésitez pas à poser une doléance à ce sujet ou autre nuisance au numéro de la BAN : 02 97 12 90 25 ou 02 97 12 90 33 (réessayer si cela ne fonctionne pas au premier appel). Les doléances sont intégrées dans le processus officiel de la base et rappelées en commission consultative de l'environnement.

 

 

(Mise à jour le 07/05/2017).

Une réunion a récemment eu lieu  entre les autorités de la BAN et notre association. Elle avait pour but de faire évoluer le texte clé : la charte de l'environnement.

À cette occasion, nous avons remis nos propositions. Celles de limitation des heures tardives d'entrainement de nuit et de respect des horaires, des altitudes et des circuits de piste sont considérées comme les plus prioritaires. 

Les autorités ont bien pris en compte ces demandes. La poursuite du dialogue permet l'espoir de voir aboutir, avant la fin de l'année, un texte mis à jour et équilibré pour le bien de tous.

 

(Mise à jour le 31/03/2017).

Depuis mi-Mars, une activité aérienne intensive de la base est ressentie par de nombreux riverains (nous conseillons de téléphoner au 02 97 12 90 25 ou 90 33 pour poser une doléance et demander à être rappelé).

A plusieurs reprises, la Charte de l'environnement et le respect des riverains n'ont été que partiellement respectés : tours de piste ATL2, Hawkeye (radar porté) en trés basse altitude de nuit sans alternance des circuits, sans coupure à midi, ajouté à l'entrainement de 19 autres types d'aéronefs.

En septembre, nous partions sur de bonnes bases d'entente avec les autorités. Le report de la demande de modification de la Charte et les évènements de ce mois de Mars prouvent que la confiance est réellement entamée.

Il sera impossible dans un futur proche, qu'une activité aussi intense jour et nuit soit supportée continuellement par les riverains. D'autant plus qu'il n'existe aucune autre base aérienne militaire de cette taille, en Europe, située en zone urbanisée qui exécute des vols de nuit après 22h00, pire des entrainements de nuit avec des avions de 40 tonnes (ATL2) jusqu'à minuit.

Allons-nous supporter cela éternellement ? Je ne le pense pas : il y a des limites à la patience et l'endurance des 210.000 habitants concernés.

Monsieur le ministre de la défense, qui n'est pas sans connaitre les missions et l'activité de la BAN, doit  certainement avoir des réponses (politiques) à ce sujet.

 

(Mise à jour le 10/03/2017).

La commission d'enquête du P.E.B. (Plan d'Exposition aux bruits) a rendu ses conclusions (http://www.morbihan.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/LORIENT/Revision-du-PEB-de-l-aerodrome-de-Lann-Bihoue). En bref :

-L'adresse mail : ddm-peblannbihoue@morbihan.gouv.fr pour déposer les remarques n'a pas fonctionnée durant les 3/4 de la durée de l'enquête (et pour cause, il manquait un t à ddtm, correction seulement en début Décembre 2016). rendant impossible toute remarque par internet des personnes ne pouvant se déplacer.

-La zone D n'a pas été retenue : la commission a soutenu les collectivités et les conclusions de la CCE, mais à reporté la responsabilité d'information sur les mairies. Dans notre déception sur le souhait de cette zone D, il y a un point positif : le particulier s'installant n'étant pas informé, pourra se retourner contre la mairie pour défaut d'information obligatoire.

-Ainsi hors zones du P.E.B. la mise en place de dispositif d'insonorisation n'est donc pas obligatoire par les mairies. Mais c'est un point qui pourra entrer dans la Charte et discuté en CCE : la commission incitant les mairies à la mise en place d'un dispositf d'accompagnement d'isolation acoustique et d'information.

-La CBS : Carte du Bruit Stratégique ne tenait pas compte de l'ancien PEB car les indices étaient différents. Le PEB s'il est avalisé, devra être intégré dans ce document, car les indices sont normalisés.

-La commission d'enquête incite, par deux fois, à la révision de la Charte et à l'étude des bruits au sol : C'est une reconnaissance officielle de l'importance et de l'évolution de cet unique document environnemental.

 

L'assemblée générale de l'association des riverains aura lieu le Samedi 22 Avril 2017 à 10h00 à la salle du Port-Blanc de l'Océanis de Ploemeur. À cette occasion, vous aurez la possibilité de prendre votre cotisation annuelle de 15€ et ainsi pouvoir assister à cette réunion.

 

(05/12/2016)

L'adresse mail indiquée ne fonctionne pas, cela pose un problème de conformité à l'article 6 de l'arrêté préfectoral concernant le règlement de l'enquête publique.

Vous pouvez consulter le dossier PEB sur le site : http://www.morbihan.gouv.fr à la rubrique : "Publications".

Détail du P.E.B. : plan1plan2plan3 et Autorisations_par_zones

Notre association soutien le maintien de la ZONE D : Cette permet rendre concret se plan en matérialisant les trajectoires réelles qui passent dans cette zone (centre bourg de Ploemeur et Quéven, nord de Lorient). Un nouvel accédant à la propriété, ayant acheté en dehors de toute zone (sans zone D ), serait réellement étonné s'il voyait au-dessus de chez lui passer les avions en tours de piste.
Cette zone permet l'identification de l'indice de bruit LDen 50. Sinon, il n'est pas lisible sur le plan et cela est un défaut d'information. Alors que ce document d'urbanisme est créer dans un but d'informer la population.

Informations des mois précédents :

Les entrainements "Appontage Simulé Sur Piste" des avions type Rafale sont codifiés dans la Charte de qualité de l'environnement sonore. Outre cet aspect règlementaire,  nous souhaitons que les décisionnaires et acteurs (pilotes) deviennent pleinement conscient des gênes importantes ressenties au sol et agissent en conséquence afin d'en limiter l'impact.

N'hésitez pas à nous faire part ("contactez l'auteur") des survols à très basse altitude, des entrainements excessifs de nuit ou de toutes autres dérives aéronautiques importantes.

Nous rappelons aux riverains et à la population de l'agglomération, que les entrainements de nuit sont limités, sauf nécessité opérationnelle, les samedis, dimanches et jours fériés. Ils ne peuvent être assimilés à des vols de nuits (entendus comme départs ou arrivées à partir de la base) qui sont limités entre 00h00 et 06h30 locale. Le chapitre sur les procédures d'entrainement de cette Charte de qualité de l'environnement sonore n'indique pas non plus les limitations de nuit liées à ces entrainements de piste (nuisances répétées de plus d'une heure jusqu'à 00h50) qui dépassent ainsi largement la plage horaire de repos légale entre 22h00 et 08h00 locale (Décret de l'OMS).

Nous allons travailler avec les autorités de la BAN et de la sous-préfecture afin de pouvoir concilier activités aéronautiques et respect de la norme de l'Organisation Mondiale de la Santé.

 

Concernant l'article du journal Ouest-France du 19 Février 2016, au sujet des nuisances sonores, nous tenons à préciser qu'il n'est pas exact de dire que ce sont les ASSP (Appontages Simulés Sur Piste) qui représentent le plus de nuisances sonores. C'est d'abord, sur la durée, l'accumulation des tours de piste de jour comme de nuit à basse altitude d'aéronefs lourds (24 à 40 tonnes), au-dessus de zones fortement habitées, qui génére le plus de nuisances et d'appréhensions pour les populations.

 

Notre démarche est constructive, informative, évolutive dans la perspective de limiter les nuisances impactant les populations et établissements sensibles survolés de la région du pays de Lorient : maternités, maternelles, collèges, lycées, universités, hôpitaux, cliniques, centres de rééducation, centres touristiques de repos, maisons de retraites.


13 septembre 2015

Extrait du rapport de L'Assemblée Nationale du 24 Avril 2001

2. La question des vols militaires

Le trafic militaire répond à des caractéristiques tout à fait différentes de celles des vols civils. Il ne connaît pas, en premier lieu, la même évolution en volume. D'une manière générale, l'activité aérienne militaire est en effet plutôt en déclin. La situation est toutefois très variable selon les bases et évolue en outre selon les circonstances de manière beaucoup plus heurtée que le trafic civil. L'activité aérienne militaire reste en outre non négligeable en volume et entraîne des nuisances significatives en raison des caractéristiques des aéronefs.

A la demande de Mme Dominique Voynet, ministre de l'aména-gement du territoire et de l'environnement, un groupe de travail a été créé en 1998 pour étudier les problèmes posés par le bruit dans les aéroports d'Etat. Le rapport de ce groupe de travail que présidaient MM. Dominique Moyen et Georges Burger a recensé le nombre de mouvements réalisés en 1998 entre 22 heures et 6 heures sur les principales plates-formes aéronautiques utilisées par le ministère de la défense. En 1998, 21 aérodromes ont connu un trafic militaire nocturne de plus de 2000 mouvements (4). Les aérodromes les plus actifs la nuit ont été la base de Cognac-Châteaubernard (Charente) avec 7 656 mouvements nocturnes, la base de l'aéronautique navale de Landivisiau (Finistère) avec 7 500 mouvements nocturnes, la base d'Avord (Cher) avec 7 471 mouvements nocturnes et la base du Luc (Var) avec 5 809 mouvements nocturnes.

Le nombre de mouvements nocturnes est donc très significatif sur certaines bases ; les nuisances qu'ils entraînent sont en outre particulièrement vives en raison des caractéristiques des aéronefs militaires.

Il faut à cet égard distinguer au sein des appareils utilisés par l'armée, les avions de combat. Ceux-ci sont en effet équipés de réacteurs à faible taux de dilution. Comme le rappelle le rapport précité (5), « cette caractéristique des avions militaires entraîne trois conséquences défavorables quand ils sont comparés aux avions civils modernes :

- le niveau de bruit à la source est plus élevé ;

- l'émission sonore est moins bien répartie : elle est due essentiellement au jet ;

- la directivité de l'émission est davantage orientée vers le sol ».

Il semble en outre que les appareils de combat les plus récents ne tendent pas à être significativement moins bruyants que leurs prédécesseurs. Les riverains de la base de Landivisiau peuvent en témoigner pour ce qui concerne le Rafale...

Enfin, il faut noter que les spécificités en matière de bruit des aéronefs militaires ne concernent pas que les avions de combat équipés de réacteurs et que d'autres types d'aéronefs, notamment les hélicoptères, présentent des caractéristiques sonores particulières.

B.- UN PROBLÈME DE GRANDE AMPLEUR MOBILISANT LES POPULATIONS

1. Le nombre considérable des victimes du bruit des mouvements nocturnes d'aéronefs

Il est difficile de connaître avec précision le nombre des victimes des nuisances sonores liées aux mouvements nocturnes d'aéronefs. Selon une fédération d'associations très active sur cette question, l'Union française contre les nuisances aériennes (UFCNA), 6 millions de personnes seraient concernées en prenant en compte l'ensemble des aérodromes civils et militaires. Il s'agit manifestement là d'une fourchette haute. A l'inverse, si l'on se contente de prendre en compte les personnes vivant dans des lieux compris dans le périmètre des plans de gêne sonore institués par l'article 19-1 de la loi n° 92-1444 du 31 décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit, la population concernée serait de l'ordre de 500 000 personnes. Ce chiffre correspond quant à lui à une fourchette basse. En effet, les plans de gêne sonore ne concernent que quelques aéroports et ne couvrent en outre que les zones les plus exposées au bruit de sorte qu'il est tout à fait envisageable de vivre à proximité d'un aéroport et d'en subir une nuisance sonore significative sans habiter à l'intérieur du périmètre d'un plan de gêne sonore.

En l'absence d'un recensement plus précis, on se bornera donc à estimer qu'entre 500 000 et 6 millions de nos concitoyens souffrent de nuisances sonores liées au trafic aérien. Il est clair que les nuisances sonores sont d'une importance très variable.

Pour les aéroports civils, les nuisances les plus vives pour les riverains semblent liées au trafic au départ ou à destination des aéroports de Roissy, d'Orly, de Lyon, de Toulouse et de Metz. Cette liste n'est naturellement pas exhaustive et il importe en outre de rappeler que les nuisances peuvent être très significatives sur le trajet des avions, même à une distance relativement importante des aéroports.

Pour ce qui concerne les bases aériennes militaires, les nuisances semblent particulièrement ressenties à proximité des bases de Landivisiau, d'Orange, de Dijon, de Tours, d'Hyères et du Luc.

2. Les nuisances sonores liées au trafic aérien suscitent de vives protestations des populations les subissant

L'opposition des riverains des aéroports aux nuisances sonores liées au trafic aérien peut être constatée dans le monde entier. Les protestations sont particulièrement vives pour le trafic nocturne.

Ainsi, en Allemagne, on sait que c'est pour tempérer les craintes des riverains face aux conséquences de l'extension souhaitée de l'aéroport de Francfort qu'il a été proposé d'instituer en contrepartie un couvre-feu nocturne.

De même, en Italie, des associations de riverains ont obtenu l'annulation de la dérogation à l'interdiction générale des vols de nuit dont bénéficiaient les aéroports internationaux de Rome et de Milan.

En France, l'exemple récent d'une mobilisation très large a été donné par les habitants de Strasbourg inquiets de l'implantation prévue sur l'aéroport de leur ville du transporteur DHL. Une manifestation a ainsi rassemblé 15 000 personnes dans les rues de Strasbourg en septembre 1996 conduisant à l'abandon du projet.

En Ile-de-France, des mobilisations significatives ont également été constatées. Tel a notamment été le cas de la manifestation du 17 octobre 1997 à Paris contre l'extension de l'aéroport de Roissy.

Il existe d'ailleurs dans notre pays un réseau assez dense d'associations très actives qui dénoncent et combattent les conséquences néfastes pour les riverains du trafic aérien. Beaucoup des associations consacrées spécifiquement à cette question sont rassemblées au sein de l'Union française contre les nuisances aériennes (UFCNA). Des associations dont le champ est plus large agissent également pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur cette question. Tel est notamment le cas des Amis de la terre France, association qui, dans le cadre de la campagne européenne « Ciel vert » a récemment organisé une manifestation devant le ministère des transports pour demander un couvre-feu entre 23 heures et 6 heures sur tous les aéroports français.

Entendus par votre rapporteur, les représentants de l'UFCNA et des Amis de la terre France lui ont d'ailleurs fait part du total soutien que leurs associations apportaient à la présente proposition de loi, soutien également exprimé par la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (FNAUT).

La vigueur des protestations des victimes des nuisances sonores liées au trafic aérien atteste de l'importance du problème. Elle traduit également une demande sociale à laquelle le législateur ne peut rester insensible. Une action des pouvoirs publics s'impose donc. Elle apparaît même dans l'intérêt du secteur du transport aérien tout entier que la pérennisation du statu quo réglementaire ou des réformes trop limitées risquent d'exposer, à terme, à une réaction de rejet global.

Les souhaits des populations comme les intérêts bien compris des acteurs industriels imposent donc une action. Mais si votre rapporteur a décidé de se saisir du problème, c'est d'abord et avant tout en raison du problème de santé publique lié au bruit des mouvements nocturnes d'aéronefs.

II.- LE BRUIT DES AÉRONEFS CONSTITUE UN PROBLÈME
DE SANTÉ PUBLIQUE MAJEUR

« La croissance des nuisances sonores est insupportable, parce qu'elle a des effets négatifs sur la santé à la fois directs et cumulés » estime l'Organisation mondiale de la santé (OMS) (6). Ces effets sont aujourd'hui bien connus comme commencent à l'être ceux spécifiquement liés au bruit des mouvements nocturnes d'aéronefs. Si l'on distingue souvent les effets auditifs des effets non auditifs du bruit, il convient de préciser que beaucoup de ces derniers peuvent être liés à la perturbation du sommeil qu'entraîne, pour les riverains des aérodromes, les mouvements nocturnes d'aéronefs.

A.- LES EFFETS DU BRUIT SUR L'AUDITION

Les effets auditifs du bruit peuvent être :

- des atteintes de l'oreille moyenne. Des lésions apparaissent dès lors que le niveau sonore dépasse 120 décibels (A) (7). Elles se manifestent par une rupture du tympan ou une luxation des osselets ;

- des lésions de l'oreille interne. Elles résultent notamment de l'exposition à un bruit intense [dépassant 85 décibels (A)], de manière prolongée et répétée. Il existe alors un risque de surdité progressive et irréversible. Si la perte d'audition concerne principalement les fréquences aiguës, elle peut entraîner des troubles de compréhension de la parole. Des lésions de l'oreille interne peuvent également apparaître après une exposition courte à un niveau sonore très élevé, supérieur à 105 décibels (A) [par exemple, une explosion]. Dans ce cas, des cellules dites « ciliées » peuvent être détruites, ce qui provoque alors une surdité traumatique. Les lésions de l'oreille interne sont en outre la conséquence d'un processus complexe et ne dépendant pas uniquement de l'intensité du bruit, mais aussi de ses fréquences vibratoires, de sa durée, de la brusquerie de son déclenchement, de sa répétition ou du milieu dans lequel il est émis. Ainsi, la durée d'exposition au bruit est-elle un facteur de nocivité de ce dernier, de même que les bruits répétés sont plus nocifs que les bruits continus.

Il convient également de noter que si la douleur n'apparaît qu'à un seuil de 120 décibels (A), la fatigue auditive ou la surdité passagère surviennent bien en deçà de cette valeur et peuvent être accompagnées de « bourdonnements ».

Le tableau ci-après permet de hiérarchiser les sources de bruit selon l'intensité de ce dernier. On constate que les effets auditifs du bruit, qui apparaissent dès lors que le seuil de 85 décibels (A) est atteint ou dépassé, se manifestent essentiellement dans des milieux professionnels ou dans des circonstances particulières (discothèques, concerts, etc.). Ce seuil peut toutefois également être dépassé à proximité des aéroports.

HIÉRARCHISATION DES SOURCES D'ÉMISSIONS SONORES

 

Possibilité de conversation

Sensation auditive

Nombre dB

Bruits intérieurs

Bruits extérieurs

Bruits des véhicules

Seuil d'audibilité

0

     

A voix chuchotée

Silence inhabituel

5

Laboratoire d'acoustique

   

Très calme

10

Studio d'enregistrements

   
 

15

Cabine de prise de son

Feuilles légères agitées par vent doux dans un jardin silencieux

 

Calme

20

Studio de radio

   
 

25

Conversation à voix basse à 1,50 m

   
 

30

Appartement dans quartier tranquille

   
 

35

   

Bâteau à voile

A voix normale

Assez calme

40

Bureau tranquille dans quartier calme

   

45

Appartement normal

Bruits minimaux le jour dans la rue

Transatlantique de 1ère classe

A voix assez forte

Bruits courants

50

Restaurant tranquille Grands magasins

Rue très tranquille

Auto silencieuse

 

60

Conversation normale

Rue résidentielle

Bâteau moteur

Bruyant mais supportable

65

Appartement bruyant

   
 

70

Restaurant bruyant
musique

Circulation importante

Wagons-lits modernes

 

75

Atelier dactylo

 

Métro sur pneus

   

Usine moyenne

   

Difficile

 

85

Radio très puissante

Atelier d'ajustage

Circulation intense à 1 m

Bruits de métro en marche

Pénible à entendre

95

Atelier de forgeage

Rue trafic intense

Klaxons d'autos
Avions de transports à hélices à faible distance

Obligation de crier pour se faire entendre

Très difficilement supportable

100

Scie à ruban

   
 

Presse à découper de moyenne puissance

Marteau piqueur dans une rue à 5 m

Moto sans silencieux à 2 m

105

Raboteuse

Métro (intérieur sur certaines lignes)

 

110

Atelier de chaudronnerie

Rivetage à 10 m

 

Impossible

Seuil de douleur

120

Banc d'essais de moteurs

 

Moteurs d'avion à quelques mètres

Exige une protection spéciale

130

Marteau-pilon

   
 

140

Turbo-réacteur au banc d'essais

   

Source : ministère de l'emploi et de la solidarité, Les effets du bruit sur la santé, 1998.

Il faut d'ailleurs souligner que selon l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA), à proximité de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaule, 15 % des mouvements d'aéronefs donnent lieu à des mesures au sol supérieures à 85 décibels à la frontière des zones B et C des plans d'exposition au bruit, cette proportion passant à 44 % pour une mesure au sol de 80 décibels.

Très logiquement au regard de ces chiffres, plusieurs études mettent en évidence les dommages à l'audition subies par les riverains d'aéroport et en particulier par des enfants. Des études successives réalisées à Taiwan ont notamment établi chez des enfants d'âge scolaire que des dommages aux organes cochléaires périphériques8 mais également au canal auditif central9 étaient corrélés de manière significative à l'exposition au bruit des aéronefs.

Néanmoins, les conséquences sanitaires potentiellement les plus inquiétantes pour les riverains d'aérodromes concernent les effets non auditifs du bruit.

B.- LES AUTRES EFFETS DU BRUIT

L'effet du bruit sur la santé le plus évident est la gêne qui a été définie comme « une sensation perceptive et affective négative exprimée par des personnes qui entendent du bruit »10. Elle constitue bien un problème de santé publique. La santé n'est en effet pas l'absence de maladies et l'on sait d'ailleurs depuis la thèse de Georges Canguilhem11 la difficulté qu'il peut y avoir à tenter de distinguer les états normaux et pathologiques. La santé doit être entendue comme un état de complet bien-être physique, mental et social conformément à la définition qu'en donne la charte de l'Organisation mondiale de la santé.

Cette gêne n'est pas contestable. On a vu qu'elle conduisait à la mobilisation les victimes des nuisances sonores aéroportuaires. Elle a été récemment analysée de manière approfondie au voisinage des aéroports d'Orly et de Roissy par l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS).

Elle met en évidence l'importance de cette gêne. Ainsi, 44 % des riverains interrogés déclarent avoir l'intention de déménager, le bruit des avions étant de très loin la première raison invoquée pour expliquer cette décision. Il apparaît en outre que « pour plus de 20 % des habitants des zones aéroportuaires, le bruit des avions produit de l'énervement et a un effet néfaste sur la santé ».

Pour ce qui concerne la perception du bruit nocturne, on peut noter que 16 % des personnes interrogées déclarent dormir assez mal, mal ou très mal, résultat dont il faut toutefois nuancer la pertinence puisque d'une part, la perception subjective de la qualité du sommeil ne coïncide pas nécessairement avec la qualité réelle de celui-ci et que, d'autre part, il est évident que d'autres facteurs que le bruit des aéronefs interviennent.

La gêne lié au bruit des avions a également pour conséquence d'empêcher, parfois ou fréquemment, 40 % des personnes interrogées d'ouvrir les fenêtres en soirée et 30,2 % de le faire la nuit. Il convient d'analyser ce chiffre en se rappelant que plus de 40 % des personnes auxquelles un questionnaire a été adressé vivent à proximité d'Orly et il serait utile de connaître le résultat correspondant pour les seuls riverains de Roissy...

Le premier effet du bruit des mouvements nocturnes d'aéronefs sur la santé est donc la gêne qu'ils entraînent. Cette gêne n'est toutefois manifestement pas la seule conséquence sanitaire.

Ainsi, comme l'explique Alain Muzet, directeur de recherches au CNRS dans un remarquable ouvrage de vulgarisation12, « les différents systèmes physiologiques réagissent au phénomène sonore, dont la répétition peut constituer une véritable agression pour l'organisme ». Ces réponses de l'organisme au stimulus que constitue le bruit sont appréhendées par la littérature scientifique à partir de la notion de « stress ». Il peut en résulter des effets variés sur la santé, le bruit pouvant ainsi être notamment responsable de troubles du système digestif ou de l'affaiblissement des défenses immunitaires. Certaines études semblent également attester d'une influence de l'exposition des femmes enceintes au bruit, et notamment à celui des avions, sur le développement du f_tus. Les effets non auditifs du bruit les mieux établis semblent toutefois essentiellement concerner la circulation sanguine, d'une part, et la santé mentale, d'autre part.

Il apparaît en premier lieu que le bruit peut avoir des effets cardio-vasculaires significatifs. En effet, « le bruit entraîne une réponse non-spécifique au niveau du système cardio-vasculaire en accélérant la fréquence cardiaque et en provoquant une vaso-constriction (diminution du calibre des petites artères). Ces modifications cardio-vasculaires sont propices à l'élévation de la pression artérielle, qui peut être élevée de façon permanente dans les populations soumises de manière chronique à des niveaux de bruit élevés »13. L'influence du bruit dans l'apparition d'hypertensions artérielles et plus généralement de pathologies cardio-vasculaires, bien établie en laboratoire, est également confirmée par de nombreuses études épidémiologiques conduites pour l'essentiel, il est vrai, auprès de personnes exposées au bruit au travail.

Le ministère de l'emploi et de la solidarité rappelle toutefois que de nombreuses études « suggèrent une relation entre exposition aux bruits d'avion et hypertension artérielle »14 et note que « la prescription de médicaments destinés à lutter contre l'hypertension artérielle a évolué parallèlement à l'augmentation du trafic de l'aérodrome d'Amsterdam » 15 dans les zones exposées à des niveaux de bruit variant de 69 à 78 dB(A). Alain Muzet ajoute que « dans une étude réalisée au début des années 90 autour de l'aéroport de Munich, il a été montré que les adultes et les enfants exposés au bruit des avions présentaient une élévation du taux des hormones du stress associée à une augmentation de leur pression artérielle »16. L'OMS estime pour sa part que « la conclusion globale [des études réalisées] est que des conséquences cardio-vasculaires sont associées à l'exposition de long terme au bruit du trafic aérien ou routier à un niveau acoustique équivalent sur 24 heures (Leq,24h) de 65 à 70 dB(A) ou davantage. Toutefois, l'association est faible et l'effet semble plus fort pour les maladies cardio-vasculaires ischémiques que pour l'hypertension. Néanmoins, de tels risques limités sont potentiellement importants compte tenu du grand nombre de personnes exposées à ces niveaux de bruit ou susceptibles de l'être »17.

Le bruit peut également avoir des effets négatifs significatifs sur la santé mentale. Sans être la cause directe du développement de maladies mentales, il semble être susceptible d'aggraver ces maladies ou d'accélérer leur développement en particulier pour des personnes fragiles. De nombreuses études ont mis en évidence une corrélation entre l'exposition au bruit et divers indicateurs de la santé mentale dont la consommation de médicaments psychotropes et notamment de tranquillisants ou l'admission dans les hôpitaux psychiatriques. Alain Muzet évoque par exemple des résultats « observés au Danemark autour de l'aéroport de Copenhague où les consultations et les hospitalisations en service psychiatrique sont nettement plus nombreuses dans les zones exposées au bruit que dans les zones témoins » et précise que « la consommation de tranquillisants montre la même différence (...), l'exposition au bruit entraînant une surconsommation de ces produits. »18

L'enquête de gêne sonore autour d'Orly et de Roissy citée plus haut fait d'ailleurs apparaître que le recours très fréquent à des somnifères est trois fois plus important parmi les personnes ayant participé à l'enquête et vivant à proximité de Roissy que parmi celles vivant à proximité d'Orly. Il est vrai qu'au c_ur de la problématique sanitaire du bruit des aéronefs se trouve la question de la perturbation du sommeil.

C.- LA PERTURBATION DU SOMMEIL EST PARTICULIÈREMENT PRÉOCCUPANTE

Les enquêtes de gêne sonore mettent en évidence les perturbations du sommeil ressenties par les riverains qui, quoique très significatives, sont parfois moins importantes qu'on pourrait s'y attendre quand on connaît le bruit qu'ils subissent. Ce décalage s'explique par une certaine adaptabilité psychologique.

Mais cette adaptation n'est que subjective et il est essentiel de souligner que l'organisme, lui, ne s'habitue pas au bruit, le système auditif étant constamment en alerte, de jour comme de nuit. Les études menées sur les perturbations du sommeil en cas d'exposition au bruit en attestent.

On pourrait multiplier les exemples tant les études sont nombreuses, conduisant les synthèses tant de l'OMS que du ministère de l'emploi et de la solidarité qui les répertorient à des analyses sans ambiguïté. Rappelons simplement l'un des résultats les plus frappants : selon une étude (19) menée en 1974, l'arrêt des vols nocturnes sur l'aéroport de Los Angeles a eu pour conséquence une nette amélioration de la qualité du sommeil des riverains de l'aérodrome. Notamment, la durée du sommeil lent profond a augmenté de 5 % une semaine seulement après la cessation des vols de nuit.

Or le sommeil est une nécessité physiologique vitale. Il est en effet nécessaire de dormir et il est également nécessaire de bien dormir faute de quoi peut en résulter, au réveil, un ensemble d'effets négatifs.

Les études réalisées sur les conséquences sur le sommeil de l'exposition au bruit montrent que celle-ci peut diminuer significativement le temps de sommeil, en retardant voire en empêchant l'endormissement, en réveillant le dormeur et en l'empêchant le cas échéant de retrouver le sommeil. Mais, comme nous le disions, à ces effets directement ressentis par les personnes qui en sont victimes, il faut en ajouter d'autres car la qualité du sommeil peut également être affectée. Les phases de sommeil et la profondeur du sommeil peuvent ainsi être altérées, une réduction de la proportion du sommeil paradoxal ayant particulièrement été mise en évidence. Il est en effet aujourd'hui certain que l'exposition chronique au bruit moderne a pour conséquence une modification de la structure globale du sommeil, semblable d'ailleurs à celle que l'on considère comme caractéristique des patients dépressifs.

ÉCHELLE DES TROUBLES DU SOMMEIL EN FONCTION DU BRUIT

 

décibels (A)

 

_ 75

Endormissement impossible

_ 65

réveil de l'adulte

_ 55

réveil de l'enfant

_ 45

sommeil paradoxal altéré

_ 35

perturbations de l'électroencéphalogramme

Source : Ministère de la santé, http : //centre.sante.gouv.fr/environ/bruit/brsante3.htm

Il résulte de ces effets directs du bruit sur le sommeil dits effets primaires, des effets secondaires après le réveil. Il s'agit bien évidemment d'une fatigue accrue, d'un sentiment de bien-être moindre, voire d'un état dépressif, et plus généralement de performances réduites.

Il n'est pas aisé de faire la part de cette fatigue générale de l'organisme dans l'apparition des autres effets négatifs du bruit sur le santé. On peut en revanche raisonnablement penser qu'elle a un rôle important dans l'effet particulièrement préoccupant du bruit qui a été constaté sur les capacités d'apprentissage des enfants.

Il faut à cet égard distinguer deux types d'effets convergents. En premier lieu, le bruit, au domicile comme à l'école, pèse sur la compréhension auditive et sur l'acquisition du langage et constitue, en outre, une source de distraction susceptible de nuire à la capacité d'accomplir des tâches complexes comme le rappelle l'OMS20. En outre et surtout, l'exposition prolongée et la fatigue qui en découle, notamment compte tenu de la perturbation du sommeil, favorise l'apparition d'états dépressifs et la démotivation. L'OMS relève ainsi que des études réalisées à proximité de l'aéroport de Los Angeles, d'une part, et de Munich, d'autre part, avaient mis en évidence les effets négatifs du bruit des avions sur les capacités d'apprentissage. Ces résultats ont en outre été très récemment confirmés par une étude conduite sur huit écoles de la région de Londres, dont quatre situées dans des zones très exposées au bruit, qui a montré que l'exposition chronique au bruit des avions était corrélée à une capacité de lecture anormalement faible compte tenu des autres paramètres statistiquement significatifs.21 L'Organisation estime donc que « pour le bruit des avions, il a été montré qu'une exposition chronique durant la prime enfance semble nuire à l'acquisition de la lecture et réduire les capacités de motivation »22.

Il est en effet indéniable, compte tenu de l'intensité des émissions sonores des avions au décollage et à l'atterrissage, que la gêne ressentie par les riverains d'aérodromes lors des vols de nuit est réelle.

Qu'on en juge plutôt : l'OMS23, qui a récemment publié ses directives relatives au bruit dans l'environnement, estime que pour éviter des effets négatifs sur le sommeil, le « bruit de fond » en intérieur ne doit pas excéder 30 décibels (A) et les crêtes, 45 décibels (A). Il est précisé qu'un niveau inférieur doit être préféré pour protéger les personnes les plus sensibles. Telles sont les recommandations internationales qui visent à protéger la santé publique.

Rappelons en regard les éléments communiqués par l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA) et déjà mentionnés selon lesquels, à proximité de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaule, 15 % des mouvements d'aéronefs donnent lieu à des mesures au sol supérieures à 85 décibels à la frontière des zones B et C des plans d'exposition au bruit, cette proportion passant à 44 % pour une mesure au sol de 80 décibels.

Lorsque l'on sait que l'isolation phonique sophistiquée d'un domicile (dont le résident ne profitera naturellement qu'à la condition de vivre calfeutré chez lui, ce qui n'ira pas sans engendrer d'autres conséquences sanitaires liées à la qualité de l'air intérieur) ne permet, au mieux, que de réduire d'environ 30 décibels le bruit constaté à l'extérieur, on mesure le caractère inacceptable de la situation actuelle.

Seuls les plus chanceux des riverains, à savoir ceux dont le domicile est éloigné des pistes et correctement isolé, subissent des niveaux de bruit « satisfaisants » au regard des normes internationales.

Mais qu'en est-il des autres ? Et peut-on considérer comme normales et saines des conditions de vie qui imposent de vivre constamment dans un espace hermétiquement clos ?

Votre rapporteur en est convaincu, l'interdiction des vols de nuit constitue un enjeu majeur de santé publique. Les prévisions de croissance du trafic aérien, la multiplication des mouvements enregistrés sur les plates-formes aéroportuaires sont telles que les nuisances supportées par les riverains vont rapidement devenir insupportables ; elles le sont déjà dans certaines zones.

Il ne paraît pas, dans ce contexte, déraisonnable de permettre à ces populations de bénéficier, au moins, d'un sommeil réparateur. Les nombreux exemples de couvre-feux, aux modalités certes variables, institués à l'étranger, illustrent d'ailleurs le retard de la France en matière de protection des populations.

III.- LA FRANCE RESTE EN RETRAIT DANS LA LUTTE CONTRE LES NUISANCES SONORES NOCTURNES

A.- LES RÉCENTS PROGRÈS EN MATIÈRE DE MAÎTRISE DES NUISANCES SONORES AÉROPORTUAIRES RESTENT INSUFFISANTS

1. La réglementation internationale et européenne est largement inadaptée

a) La réglementation internationale : les normes de l'OACI

Les normes acoustiques internationales se fondent sur une définition commune de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) insérée dans l'Annexe 16 à la Convention relative à l'aviation civile internationale.

Elle définit des niveaux de bruit maximaux en fonction des différentes catégories d'aéronefs et de la masse au décollage. Les normes, établies au début des années 1970 et énoncées dans le chapitre 2 de l'Annexe 16, ont été remplacées en 1977 par des normes plus sévères, constituant le chapitre 3 de cette Annexe.

Ainsi, les avions sont classables en trois catégories :

- avions non certifiés ;

- avions certifiés selon les normes du « chapitre 2 », dits appareils « chapitre 2 » ;

- avions certifiés selon les normes « chapitre 3 », dits appareils « chapitre 3 ».

La certification intervient en fonction de l'année de construction des appareils, mais surtout de leur niveau de bruit à différentes étapes de leur utilisation et de niveaux de bruit en fonction du type d'appareil et de leur masse au décollage. Elle impose ainsi un certain nombre de contraintes de conception, de production et d'exploitation des aéronefs.

Pour autant, ce classement n'est pas toujours opérationnel d'un point de vue « sonore », puisque certains appareils « chapitre 3 » sont néanmoins très bruyants.

En effet, certains appareils « chapitre 2 » ont été « hushkittés », c'est-à-dire munis de dispositifs atténuateurs de bruit pour répondre aux normes du « chapitre 3 ». Ces avions, de conception ancienne, demeurent ainsi relativement bruyants par rapport aux autres avions du « chapitre 3 » et par rapport à certains petits appareils du « chapitre 2 ».

L'OACI, consciente des limites de la réglementation existante, travaille actuellement à la mise en place d'une nouvelle norme d'encadrement des nuisances sonores plus pertinente.

b) Les normes européennes sont plus incitatives que contraignantes et ne constituent pas aujourd'hui un cadre opératoire

10 septembre 2015

Mesure du bruit : sonomètre.

Nous faisons ponctuellement des mesures de bruit sur différents points des communes voisines de l'aérodome militaire. L'appareil de mesure est un sonomètre numérique homologué de haute précision classe 1 avec mesure du niveau sonore de 30 à 130 dB. Il permet des mesures de bruit instantanées ou moyennées ainsi que l'enregistrement des données obtenues.

Les mesures acutelles en 2021, font état d'une moyenne de 60dB pour les avions ATL2 en circuit de piste de nuit. C'est au-delà des normes internationales de maximum 40 dB en cette période.

Les passages très basse altitude (Rafales, Jet Stream 41), eux, génèrent en instantané des valeurs proches de 90 dB, voir 110 dB en bout de piste.

 

 

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8 septembre 2015

Le texte de référence : la Charte de Qualité de l'Environnement Sonore

 

(Mise à jour le 16/03/2021)

La Charte de Qualité de l'Environnement Sonore est le recueil des obligations prises par les signataires. Elle décrit notamment les règles de survol, les limitations à respecter par les principaux utilisateurs : les aéronefs militaires.

bruit

L’aéroport de Lann-Bihoué, aussi appelé Lorient Bretagne Sud par la Chambre de Commerce, est avant tout une Base Aéronavale; il héberge aussi deux aéroclubs militaire et civil.

Avec la suppression de la ligne aérienne sur Paris, les avions commerciaux sont pour peu dans la création de nuisances sonores; celles ci sont dues principalement :

- Aux entrainements (tours de piste; “touch and go”) effectués par les avions militaires (Falcon, ATL2, Xingu) de jour et de nuit et dans une moindre mesure administratifs (Douanes). Ces manoeuvres génèrent en moyenne 60 dB de niveau de bruit. La loi sur le respect à chacun du repos nocturne à partir de 22h  impose un maximum de niveau de bruit de 40 dB. Ces circuits de pistes  représentent 70 % des nuisances sonores

- Aux simulations d’appontage effectués par les Chasseurs embarqués (dont le “Rafale” Marine) venant de Landivisiau, ou par les Avions-radars “Hawkeye” basés à Lann Bihoué;

- Aux bruits au sol des avions en cours de réparation où de préparation pour une mission (bruits nocturnes : point fixe). Carte de localisation jointe à la Charte. Le bruit nocturne est ressenti 10 fois plus que le bruit diurne (Base scientifique à l'appui : Dans la construction d'un PEB, on utilise l'indice Lden qui considère qu'un mouvement (décollage ou atterrissage) de nuit (22h-06h) est 10 fois plus gênant qu'un mouvement de jour).

- Aux entrainements du parachutisme sportif le weekend (Cessna 172, Hélicoptères).

- Aux avions de l’aéroclub et avions privés notamment en survol des plages. 

14 mai 2015

La Charte de l'Environnement confirmée par le Ministre de la Défense. Avril 2013.

9 mai 2015

PEB : Lettre du préfet au maire de Lorient Novembre 2012

1 mai 2015

Plan d'Exposition au Bruit

Plan d’Exposition au Bruit - PEB

Le plan actuel proposé : plan1plan2plan3

Le nouveau PEB va être proposé à consultation entre le 24 Octobre et debut Décembre. Notre association souhaite que la population s'exprime (notamment pour favoriser l'existence d'une zone D) en se déplaçant en mairie pendant ces dates.

L'objectif du PEB est de définir, autour des aérodromes, des zones d'urbanisation limitées (A, B, C), dans le but de ne pas augmenter l'urbanisation proche de la base afin de préserver les habitants d'une exposition excessive au bruit.

Les remarques de l'association de riverains sont que : 

  • la zone D n'a pas été retenue en CCE (Commission Consultative de l'Environnement). Cela est bien dommage car elle n'impose pas aux communes de limitations et contraintes aux nouvelles constructions. Par contre, elle a l'avantage de pouvoir éviter les cas (déjà réellement présentés l'année dernière) ou de nouveaux arrivants, ne connaissant pas la région, n'ont pas été informés du PEB, ni de l'intensité des entrainements aériens au-dessus de leur nouveau domicile. En effet, la zone D facultative, permet de protéger les nouveaux arrivants en les informant par le biais de leur commune de référence. De plus, son étendue perpendiculaire à l'axe de piste est relativement réduite et estimée en moyenne à 1,5 KM à partir de la zone C retenue.
  • Le PEB a été construit par modélisation informatique sur la base du strict besoin opérationnel des forces. On peut légitimement se poser la question de la validité du plan, en cas d'une augmentation de ce facteur suite à un contexte international tendu, cela bien avant la période de révision du plan à 5 ans.
  • La prise en compte des avions type "Rafale" dans le nouveau PEB a nécessité une "adaptation" à la règlementation (décret du 26 Mars 2012), page 12/48 du rapport de présentation du plan. Lors de la CCE du 14-12-2011 il nous avait été confirmé que le transfert d'une partie des ASSP des avions Rafale de Landivisiau vers Istres avait pour objectif de réduire les contraintes sur le PEB de Lann Bihoué.

Il faut bien concevoir que ce nouveau PEB s'inscrit dans un nouveau contexte environnemental bien plus délicat par rapport à l'ancien pour ces raisons essentielles :

  • Le regroupement sur Lann-Bihoué des effectifs et aéronefs de la base de Nimes-Garons courant l'année 2012.
  • Une urbanisation grandissante d'une agglomération du pays de Loreint qui compte plus de 200.000 habitants.
  • Un attrait pour la région, qui fait du tourisme, un secteur primordial pour son économie.

 

 

1 mai 2015

Sécurité aérienne

 

La sécurité des vols concerne les autorités aéronavales.

La sécurité des riverains nous concerne tous.

 

Ets - Global - 24-07-09

Origine des risques :

ASSP : Appontages simulés sur piste

Les avions bi-réacteurs RAFALE sont basés à Landivisiau; les avions radar (hawkeyes) à Lann-Bihoué. Une partie des entrainements des RAFALE est effectuée à Lann-Bihoué en cas d'indisponibilité de la base de Landivisiau.

Les ASSP constituent la plus grande source de bruit mais aussi de risques :

-Les exercices, toutes les 45 secondes, s'effectuent à une vitesse limite de "décrochage"  à moins de 200 mètres d'altitude.

-Une panne moteur peut entrainer un "CRASH" majeur car ces avions ne planent pas et l'URBANISATION est de plus en plus dense sous leurs trajectoires.

-Pendant leurs "tours de piste" ils survolent écoles maternelles et primaires, lycées, universités, hôpitaux, maisons de soins et de retraite, centres commerciaux (Lorient K2)...

-Un précedent récent : Accident d'un Alphajet (bi-réacteurs d'entrainement) sur la commune de Vouvray le 10 Décembre 2014. Selon une source militaire, la cause de l'accident serait un problème technique, vraisemblablement une panne moteur à basse altitude. Bilan : un mort et plusieurs blessés. Les entrainements à basse altitude ne sont donc pas sans risques.

Dans la zone 1 (4 km autour de la Piste Principale) 17.000 Personnes sont concernées dans les Etablissements sensibles dont 2.185 Elèves de Maternelle

Avec la zone 2 (6 km) 28.000 Personnes dépendantes subissent nuisances sonores et risques d'accident.

 

Autres entrainements à risques :

-Tours de piste basse altitude : 700/800 ft (240m)/sol et manoeuvres à proximité des zones urbaines (vols sur un seul moteur, en "piqué", "baillonnettes") d'aéronefs lourds (Bréguet Atlantique 2 d'une masse comprise entre 24 et 46 tonnes). Aucune autre base militaire française ne pratique ce genre d'entrainement avec un aéronef aussi lourd au-dessus d'une zone périurbaine.

-Un précédent : Ce même type d'aéronef est sorti de piste au mois de Janvier 2007. Sans faire aucune victime heureusement. Cependant, l'appareil (irrécupérable par la suite) s'est arrêté à quelques dizaines de mètres de la route départementale reliant Ploemeur au rond-point du Mourillon. Aucune information sur la liste des mesures de sécurité indispensables à mettre en oeuvre suite à ce grave incident n'a été communiquée aux usagers de la route.

-Survol d'établissements classés SEVESO 2(dépôts pétroliers et gaz, usines pétro- chimiques)

1 mai 2015

Un dispositif géré en interne par la Base aéronavale : la doléance

 LA CHARTE (article 3.1.9 ci dessus) vous permet d'appeler la Base aéronavale pour vous INFORMER ou déposer une DOLEANCE

Pour déposer une doléance appeler le

02 97 12 90 25

Vous serez invités à décliner votre identité et le motif de votre appel.

Restez courtois mais ferme et précis dans vos descriptions, vous serez rappelés ultérieurement par l'officier en charge des nuisances sonores par la suite si vous le désirez.

Ce dispositif n'est pas géré par un organisme indépendant. L'appel téléphonique ne laissant aucune trace de votre intervention. C'est la raison pour laquelle, pour meilleure prise en compte, nous vous recommandons aussi de nous écrire par mail dans la rubrique :" contactez l'auteur" dans un premier temps. 

En accord avec la B.A.N. le dispositif des doléances va être amélioré afin de tenir compte au mieux de vos remarques.

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Association des riverains de Lann-Bihoué. Nous vous informons sur les nuisances sonores, l'urbanisme et la sécurité aérienne.
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